Manifestation jeudi à Paris de soutien aux deux journalistes de France 3 otages depuis cent jours

Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées sur le parvis de l'Hôtel de Ville à l'appel de la Mairie de Paris et de Reporters sans Frontières (RSF).Les deux reporters de France 3 ont été enlevés en décembre dernier en Afghanistan alors qu'ils enquêtaient pour le magazine Pièces à conviction.

Florence Aubenas, le Goncourt Atiq Rahimi et Elise Lucet (8 mars 2010)
Florence Aubenas, le Goncourt Atiq Rahimi et Elise Lucet (8 mars 2010) (AFP/PATRICK KOVARIK)

Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées sur le parvis de l'Hôtel de Ville à l'appel de la Mairie de Paris et de Reporters sans Frontières (RSF).

Les deux reporters de France 3 ont été enlevés en décembre dernier en Afghanistan alors qu'ils enquêtaient pour le magazine Pièces à conviction.

Plusieurs banderoles proclamaient : "100 jours sans eux : c'est pas une rumeur" ou encore "On pense à vous".

Parmi les personnalités présentes : Paul Nahon, directeur de l'information et Elise Lucet, présentatrice de l'émission "Pièces à Conviction", les adjoints au maire de Paris, Anne Hidalgo et Christophe Girard, la journaliste et ex-otage en Irak Florence Aubenas, Jean-François Julliard, secrétaire général de RSF.

Un rassemblement d'une quarantaine de journalistes a aussi eu lieu à Nice devant l'antenne locale de France 3, en présence du journaliste Edwy Plenel, qui dirige le site d'info Mediapart.

"100 jours, c'est trop long"
Une pétition a par ailleurs été lancée par des amis des deux journalistes enlevés. "100 jours, c'est long. Trop long". Le texte souligne : "C'est la noblesse du journalisme et la garantie d'une information indépendante que de continuer à couvrir des zones de conflits malgré les dangers. C'est le prix de la liberté de la presse, une valeur fondamentale que nous partageons tous ... D'autres journalistes d'autres pays sont retenus en otage dans le monde. C'est l'honneur de la profession, des gouvernements et des opinions publiques de tout faire pour les libérer".

France Télévisions a mobilisé ses chaînes en diffusant des messages de soutien en faveur des deux journalistes et de leurs accompagnateurs. Le groupe audiovisuel public a souligné dans un communiqué que différents responsables de France 3 "assurent alternativement la présence de France Télévisions sur le terrain, en Afghanistan, en relation avec les autorités françaises, tout en observant la discrétion nécessaire à leur libération prochaine".