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Lov Group et Publicis ont annoncé jeudi qu'ils mettaient un terme aux négociations exclusives avec France Télévisions

"La perspective du maintien de la publicité avant 20 heures devrait naturellement conduire au maintien de France Télévisions Publicité au sein de France Télévisions et rendre sans effet son projet de privatisation", a-t-il été indiqué dans un communiqué.
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Stéphane Courbit, ici en 2005 avec Marc-Olivier Fogiel lors d'une vente aux enchères (AFP/JACQUES DEMARTHON)

"La perspective du maintien de la publicité avant 20 heures devrait naturellement conduire au maintien de France Télévisions Publicité au sein de France Télévisions et rendre sans effet son projet de privatisation", a-t-il été indiqué dans un communiqué.

"C'est donc en complet accord avec la présidence de France Télévisions que Lov Publicis met un terme à la négociation", poursuit le consortium.

Le nouveau patron de France Télévisions, Rémy Pflimlin, avait indiqué le 3 septembre que le groupe public garderait le contrôle de sa régie si la suppression de la publicité en journée, prévue fin 2011 par la loi, était finalement reportée.

"France Télévisions souhaite désormais que le débat ouvert au printemps sur le calendrier de suppression de la publicité en journée trouve une issue prochaine", a-t-elle réagi jeudi dans un communiqué.

France Télévisions Publicité (FTP), qui compte 280 salariés dont une soixantaine en outre-mer, pour un chiffre d'affaires de 410 millions d'euros en 2009, commercialise les espaces publicitaires des chaînes de l'audiovisuel public et de certains médias indépendants (Discovery Channel, FoxLife, Euronews, TV5Monde).

Dans la perspective de la suppression totale de la publicité sur les chaînes publiques, FTP souhaitait s'associer au consortium formé par Publicis, premier groupe publicitaire français et troisième mondial, et Financière Lov, du producteur Stéphane Courbit , pour pérenniser son activité après 2011.

La candidature du consortium, qui était entré en négociations exclusives avec France Télévisions en février, avait suscité une levée de boucliers de la part des syndicats, d'hommes politiques et de professionnels du secteur publicitaire, certains arguant de conflit d'intérêts.

Le projet de cession prévoyait que le consortium prendrait le contrôle de 70% de FTP, mais le montant n'avait pas été révélé. Dès le mois d'avril, les négociations avaient été suspendues en avril en raison de "l'incertitude substantielle entourant le maintien ou non de la publicité avant 20h".

La pub maintenue en journée jusqu'en 2013...ou 2015 ?
Plusieurs quotidiens économiques ont évoqué ces derniers jours une prolongation jusqu'en 2013 de l'activité publicitaire en journée à France Télévisions (France 2, France 3, France 4, France 5, France Ô).

Jeudi, une proposition de loi repoussant la suppression de la publicité sur les chaînes publiques au 1er janvier 2015 a par ailleurs été déposée par les sénateurs Catherine Morin-Desailly (UC) et Claude Belot (UMP). "Quelle que soit l'issue des discussions parlementaires en cours, les conditions acceptées par Lov Publicis lors de l'octroi de l'exclusivité en février 2010, et en particulier les engagements économiques et sociaux, paraissent aujourd'hui incompatibles avec un calendrier déjà retardé de plusieurs mois et qui reste encore flou", explique le consortium.

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