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Les belles déclarations d'intentions du G20

A quelques heures de la fin du sommet, les négociations s'intensifient. Climat, bonus, libre-échange... Les participants semblent être pleins de bonnes intentions. Seul fait acquis : le G20 va désormais prendre la place du G8, histoire de mieux prendre en compte les pays émergents.
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Radio France
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En pleine nuit à Pittsburgh, c'est encore l'effervescence. Il ne reste plus en effet que quelques heures avant que ne sonne la fin du sommet du G20. Rien n'a encore filtré officiellement - une déclaration commune de Barack Obama, Gordon Brown et Nicolas Sarkozy est prévue à la mi-journée (8h30 heure américaine, 14h30 heure de Paris).

Mais les indiscrétions sont déjà assez nombreuses - le projet de communiqué final commence à se savoir... Un catalogue un peu fourre-tout, où il serait question d'une limitation des primes versées dans les métiers financiers, tout en évitant tout arrêt "prématuré" des mesures de relance.
_ Ces premiers extraits du projet de communiqué ont été transmis par un
responsable d'un pays du G20, quelques heures après le dîner de travail des
dirigeants offert par le président américain Barack Obama. Au total, le communiqué final devrait être "substantiel" et occuper une vingtaine de pages.

Seul élément tangible, à l'heure qu'il est : le G20 va s'institutionnaliser. Ses dirigeants ont annoncé hier soir la pérennisation du groupe, qui devient désormais le principal forum économique mondial. Voilà qui permettra, selon les Etats-Unis, de refléter davantage le poids des pays émergents comme la Chine, le Brésil ou l'Inde dans l'économie mondiale.
_ Et le G8 dans tout ça ? Il meurt de sa belle mort, ou presque. Le G8 sera l'enceinte réservée aux questions diplomatiques et de sécurité.

Des heurts en marge du sommet

Il fallait s'y attendre... En marge du G20, des manifestants ont tenté de faire entendre leur voix. Les forces de l'ordre les ont rapidement dispersés. “Vous devez quitter les abords immédiats, quelles que soient vos intentions”. Les policiers les ont ensuite avertis qu'ils allaient recourir aux gaz lacrymogènes et à d'autres moyens "non létaux".

Les heurts ont finalement éclaté à un kilomètre et demi du site où se déroule le sommet et se sont poursuivis au total pendant une douzaine d'heures.

Guillaume Gaven, avec agences

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