Le ministre de la Culture a estimé jeudi que la numérisation du patrimoine doit être gérée par l'Etat

"Il faut que nous régulions le marché, il faut que ce soit l'Etat qui le fasse et pas tel ou tel groupe privé, si efficace soit-il. Quand on dit ça, évidemment, on pense à Google", a déclaré Frédéric Mitterrand sur France 2.Par numérisation du patrimoine, le ministre entend la mise en ligne des oeuvres musicales, littéraires, ou plastiques.

Frédéric Mitterrand aux \"4 Vérités\", le 03 décembre 2009
Frédéric Mitterrand aux "4 Vérités", le 03 décembre 2009 (France 2)

"Il faut que nous régulions le marché, il faut que ce soit l'Etat qui le fasse et pas tel ou tel groupe privé, si efficace soit-il. Quand on dit ça, évidemment, on pense à Google", a déclaré Frédéric Mitterrand sur France 2.

Par numérisation du patrimoine, le ministre entend la mise en ligne des oeuvres musicales, littéraires, ou plastiques.

"Tous les jours, il y a de nouvelles informations qui nous viennent de Google disant 'on s'est entendu avec telle maison de disque, on s'est entendu avec untel'. Il faut faire très attention, c'est comme pour le pétrole, si vous avez les pipelines, vous avez le pétrole à la base", a-t-il estimé dans un entretien aux 4 vérités sur la chaîne publique."Il ne faut pas que le contenu tombe dans des mains privées!", a insisté le ministre.

Le géant américain de l'internet Google a entrepris de numériser des millions de livres pour sa bibliothèque en ligne Google Books. La société s'est également mis d'accord avec un regroupement d'auteurs et d'éditeurs américains, alors que cette initiative inquiète les Européens.

Al'initiative de la France, les ministres de la Culture de l'UE ont décidé à Bruxelles fin novembre de créer un "comité des sages" pour définir les modalités de futurs partenariats public-privé dans le domaine de la numérisation culturelle, dans le souci d'éviter une monopolisation par certains géants de l'internet comme Google.

Faute d'avoir encore pu régler ce problème, la bibliothèque numérique Europeana, lancée il y a un an et constituant en quelque sorte la réponse européenne à Google Books, se limite pour l'instant aux oeuvres libres de droits.