Le journaliste et chroniqueur Eric Zemmour a été cité devant le tribunal correctionnel de Paris pour diffamation raciale

L'association SOS Racisme lui reproche des propos sur les Français issus de l'immigration.Il sera donc jugé, sans doute à l'automne prochain, pour "atteinte à l'honneur ou à la considération d'une personne ou d'un groupe en raison de leur origine ou de leur appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée".

Eric Zemmour, le 10 août 2002 au salon du livre de Cabourg.
Eric Zemmour, le 10 août 2002 au salon du livre de Cabourg. (AFP/MYCHELE DANIAU)

L'association SOS Racisme lui reproche des propos sur les Français issus de l'immigration.

Il sera donc jugé, sans doute à l'automne prochain, pour "atteinte à l'honneur ou à la considération d'une personne ou d'un groupe en raison de leur origine ou de leur appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée".

Le défenseur de Zemmour évoque un "acharnement"
Me Olivier Pardo, l'avocat d'Eric Zemmour, qui dit avoir reçu la citation ce mercredi, déclare dans un communiqué "prendre acte de cet acharnement qui vise à interdire de parole Eric Zemmour".

"Nous entendons faire de ce procès celui de la liberté d'expression, comme cela était le cas pour celui des caricatures de Charlie Hebdo", a-t-il ajouté, en référence à un procès ayant visé les caricatures de l'islam et du prophète Mahomet, qui s'est fini par une relaxe.

Eric Zemmour a déclaré le 6 mars sur Canal + : "Les Français issus de l'immigration sont plus contrôlés que les autres parce que la plupart des trafiquants sont noirs et arabes, c'est un fait".

Cette affaire a suscité un débat plus large sur le développement de propos visant les Français d'origine africaine, le statut des polémistes et la liberté d'expression.

Le journaliste avait évité une citation devant le tribunal de la Ligue contre le racisme et l'antisémitisme (Licra) en envoyant une lettre à son président où il plaidait la thèse du malentendu, assurait que ses propos avaient été sortis de leur contexte et disait regretter qu'ils aient pu blesser.

Il a reçu le soutien d'un haut magistrat, Philippe Bilger, ce qui a relancé la controverse. Des manifestants pro-Zemmour ont manifesté devant le Figaro la semaine dernière. Le quotidien, après avoir annoncé son licenciement, y a finalement renoncé.