La rédaction d'Europe 1 se met en grève jusqu'à lundi pour protester contre la mise à pied d'un journaliste

Cette crise éclate dans un climat tendu, au sein d'une rédaction déjà "déprimée" par le plan de départs volontaires engagé au printemps.

Article rédigé par
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Devant les locaux d'Europe 1 et de plusieurs autres médias du groupe Lagardère, dans le 15e arrondissement à Paris, le 29 novembre 2018. (PHILIPPE LOPEZ / AFP)

Le mouvement a été voté à l'unanimité. Les salariés d'Europe 1 ont décidé, vendredi 18 juin, de se mettre en grève pour protester contre la mise à pied d'un journaliste, alors que les tensions se multiplient au sein de la station"Les salariés d'Europe 1 réunis en assemblée générale ce vendredi après-midi 18 juin ont décidé le principe d'une grève immédiate", ont annoncé l'intersyndicale CGT, CFTC, FO, SNJ d'Europe 1 et le bureau de la Société des rédacteurs (SDR) dans un courrier interne.

Cette grève "vise à obtenir de la direction d'Europe 1 l'annulation de la procédure disciplinaire engagée" contre un journaliste de la rédaction, "dernière illustration en date d'un management autoritaire et inadapté à l'œuvre à Europe 1", expliquent les grévistes.

A l'origine de cette sanction : des propos "véhéments" mais pas "insultants" tenus par le journaliste à l'encontre d'une employée des ressources humaines, lors d'une assemblée générale mercredi. Il aurait surpris cette employée "en train d'enregistrer les propos", la soupçonnant de vouloir les transmettre à la direction, a rapporté Olivier Samain, délégué syndical SNJ.

"Une journée tristement historique"

"C'est une journée tristement historiquement pour Europe 1" où pour la première fois l'ensemble de la station se met grève, a déclaré Jean-Gabriel Bourgeois, président de la SDR. "On espère que la direction va nous entendre et nous recevoir pour régler les choses le plus rapidement possible", a-t-il ajouté. La suite donnée au mouvement sera décidée lors d'une nouvelle assemblée générale, lundi.

Cette crise éclate dans un climat tendu, au sein d'une rédaction déjà "déprimée" par le plan de départs volontaires engagé au printemps pour supprimer une quarantaine de postes et redresser les comptes de la radio, dont les audiences peinent à remonter. Mais aussi par les synergies que la direction veut développer avec CNews, chaîne d'info du groupe Canal+, filiale de Vivendi, contrôlé par Vincent Bolloré, comme elle l'a annoncé aux salariés en mai.

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Médias

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.