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L'Ina lance une collecte de films amateurs

Pour la première fois, l'Institut national de l'audiovisuel ouvre ses archives aux films réalisés par les vidéastes amateurs. Objectif de l'opération : enrichir le fonds documentaire de l'Ina d'images représentatives du patrimoine français.
Article rédigé par franceinfo
Radio France
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Franceinfo (Franceinfo)

Préserver et mettre en valeur les films dits "amateurs".
C'est la promesse de l'Institut national de l'audiovisuel, qui a lancé ce lundi
une vaste opération de collecte d'images filmées par des vidéastes
non-professionnels. Une première pour l'Ina : jusqu'à présent l'institut n'archivait
que les productions des chaînes de radio et de télévision.

L'opération "Ina, mémoires partagées" prend la
forme d'une plateforme sur internet, où chacun peut envoyer ses films amateurs
numérisés, ou demander la numérisation de bandes vidéo ou Super 8. Actuellement
en phase d'expérimentation dans la région Aquitaine, l'opération devrait être étendue
à toute la France dans les mois à venir.

Des archives triées et sélectionnées

Mais pas question pour l'Ina d'archiver de simples films de
vacances. Pour que les vidéos soient mises en valeur par l'institut, elles
doivent présenter un intérêt patrimonial. Les témoignages sur l'économie
régionale, les mutations des paysages, le tourisme, les fêtes populaires, la
politique ou les événements historiques sont les plus demandés. A titre d'exemple,
Mathieu Gallet, PDG de l'Ina, évoque des images amateurs filmées lors d'un
voyage du maréchal Tito au Cambodge, en 1976, ou un film amateur des Jeux Olympiques de Berlin en 1936.

Les images envoyées à l'institut seront donc visionnées,
triées et sélectionnées par une équipe de documentalistes. Seules les meilleures seront inscrites au patrimoine
audiovisuel français, avant d'être mises à la disposition du grand public, sur
internet, au mois de décembre.  


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