L'Autorité de la concurrence autorise le rachat du groupe Le Monde par Pierre Bergé, Xavier Niel et Matthieu Pigasse

Pas la moindre réserve n'a été émise par l'organisme officiel à l'encontre du trio d'hommes d'affaires.La société créée par les trois hommes d'affaires, baptisée "Le Monde Libre", doit prendre, à l'issue d'une augmentation de capital, le contrôle de la société Le Monde SA, rappelle un communiqué.

La façade du siège du quotidien Le Monde, à Paris
La façade du siège du quotidien Le Monde, à Paris (AFP / François Guillot)

Pas la moindre réserve n'a été émise par l'organisme officiel à l'encontre du trio d'hommes d'affaires.

La société créée par les trois hommes d'affaires, baptisée "Le Monde Libre", doit prendre, à l'issue d'une augmentation de capital, le contrôle de la société Le Monde SA, rappelle un communiqué.


"Les acquéreurs n'ayant, en matière de presse, que des intérêts limités dans la presse magazine (le magazine Têtu pour Pierre Bergé et les Inrockuptibles pour Matthieu Pigasse) et l'exploitation de sites internet, l'autorité a considéré que l'opération ne posait aucun problème de concurrence", a-t-elle explicité dans son texte.

Les actionnaires internes (société des rédacteurs...) garderont indirectement une minorité de blocage sur certaines décisions, et l'indépendance éditoriale des titres du groupe est garantie, ajoute-t-il.

L'opération avait été approuvée la semaine dernière par le Conseil de surveillance du quotidien, au bord du dépôt de bilan avant l'été.

Le Conseil de surveillance représente les actionnaires dits "internes", rassemblant les sociétés de personnel et l'association Hubert Beuve-Méry, ainsi que les actionnaires dits "externes".

Le groupe Le Monde comprend notamment Le Monde, Le Monde.fr, La Vie, Télérama, Courrier International, Le Monde diplomatique...