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Journalistes tués: des "instructions" pour trouver les assassins

Au lendemain de l'assassinat des deux journalistes de RFI, une réunion de crise a eu lieu ce dimanche matin à l'Elysée. Seul Laurent Fabius s'est exprimé pour annoncer notamment que "la sécurisation de l'ensemble de la zone et des zones voisines" allait être "accrue". Et que des "instructions ont été données" pour "retrouver les assassins".
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Des "instructions ont été données pour que tout soit mis en oeuvre afin de retrouver les assassins " a donc déclaré le ministre français des Affaires étrangères. Sans préciser qui étaient les destinataires de ces instructions. Sans doute la force Serval toujours présente au Mali. Mais une enquête a aussi été confiée, sous l'autorité du parquet de
Paris, à  la Direction centrale du
renseignement intérieur et à la sous-direction antiterroriste (SDAT).

Pour Laurent Fabius, "les assassins, ce sont ceux que nous combattons, c'est à dire les groupes terroristes qui refusent la démocratie et les élections." Mais il faudra déterminer quels groupes terroristes sont concernés et la tâche ne s'annonce pas simple. 

"Entre le rapt et l'assassinat, il s'est passé quelque chose"

Il faudra aussi savoir si les journalistes ont été enlevés avec l'objectif de les tuer, ou s'il s'est passé quelque chose entre l'enlèvement et les deux exécutions qui expliquerait ces assassinats. C'est la thèse d'Omar Ouamane, grand reporter à Radio France : "Entre le rapt et l'assassinat, il s'est passé quelque chose. Ils n'ont pas enlevé deux journalistes, c'est mon point de vue, pour les assassiner dans la foulée. Il s'est passé quelque chose et ce sera à l'enquête de le déterminer."

Certains ont ainsi pensé que les journalistes enlevés avaient pu être exécutés alors que les ravisseurs tentaient d'échapper à des poursuivants de la force Serval.  Mais un porte-parole de l'état-major français, le colonel Gilles Jaron, affirme que les soldats n'ont ni vu ni affronté les ravisseurs.

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D'autres s'interrogent aussi sur un lien éventuel avec la libération des otages d'Arlit mercredi dernier contre le paiement d'une rançon démentie par l'exécutif français. "Est ce que la
répartition des rançons versées a été équitable ? Il n'est pas impossible que
certains au sein d'Aqmi se soient sentis grugés"
se demande l'ethnologue
André Bourgeot, spécialiste des mouvements touaregs dans la région.

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