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"Grotesque", "pitoyable"… Ce que retient la presse de l'élection du président de l'UMP

Les éditorialistes se montrent sévères avec le spectacle offert dimanche soir par les deux candidats, François Fillon et Jean-François Copé.

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France Télévisions
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Dans un bureau de vote à Paris, le 18 novembre 2012, pour l'élection du président de l'UMP. (THOMAS COEX / AFP)

SUCCESSION A L'UMP - "Grotesque" ou encore "pitoyable". Les éditorialistes jugent sévèrement le spectacle offert dimanche 18 novembre par les deux candidats à la présidence de l'UMP, François Fillon et Jean-François Copé, qui ont tous deux revendiqué la victoire. Voici ce que retient la presse régionale de cette soirée ubuesque.

Un spectacle grand-guignolesque

"Totalement surréaliste et grotesque ! L’élection à la présidence de l’UMP a tourné à la tragicomédie", assène Jacques Camus dans la République du Centre"Ce fut la nuit des longs couteaux", dénonce Jean-Michel Helvig dans La République des Pyrénées. Pour Jean-Michel Servant (Midi Libre), c'est "de la politique dans toute sa splendeur". Avec "son lot de scènes théâtrales pour pimenter à souhait ce scrutin fratricide : des fraudes, des invectives, un suspense haletant. Le tout conclu par un beau cafouillage au décompte des voix."

"On croyait avoir tout vu avec le congrès socialiste de Reims il y a quatre ans, et pourtant rarement parti gouvernemental aura donné spectacle aussi pitoyable que l’UMP hier", écrit pour sa part Bruno Dive dans Sud-Ouest.  

Un parti coupé en deux

Ce "duel que l’on pourrait presque qualifier de… primaire, laissera des traces", prévient Francis Laffon dans L'Alsace. Le "dénouement a créé la confusion", assure pour sa part Rémi Godeau dans L'Est Républicain. "C’est sûr, ce ne sera pas le meilleur scénario pour rebâtir l’unité d’un parti", estime Patrice Chabanet, du Journal de la Haute-Marne.

Un parti désormais "coupé en deux" et même "sévèrement", souligne Hervé Cannet pour La République du Centre-Ouest. "Le score plus serré que prévu débouche sur un parti coupé en deux que le vainqueur devra réconcilier", estime aussi Hubert Coudurier, du Télégramme. "Combien y a-t-il d’UMP dans l’UMP aujourd’hui ?", s'interroge Didier Rose, des Dernières Nouvelles d'Alsace.

Un gagnant nommé Sarkozy

Dans Midi Libre, Jean-Michel Servant va plus loin. L'éditorialiste pense que "cette nuit de poker menteur pourrait bien entraîner l’explosion de l’UMP" et se demande si la situation actuelle à l'UMP ne "précipiterait pas le retour aux affaires d'un certain Nicolas Sarkozy". Jacques Camus, de La République du Centre, pense la même chose : "Si Sarkozy était le vainqueur du match Fillon-Copé ?" "Le véritable vainqueur pourrait s’appeler… Nicolas Sarkozy", estime également Bruno Dive dans Sud-Ouest.

Hervé Chabaud conclut dans L'Union/L'Ardennais : "Il est évident qu’un travail de reconstruction s’impose à l'UMP."

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