"Germinal" : les actrices racontent comment le tournage d'une scène de vengeance face à un violeur les a marquées dans la série de France 2

Publié Mis à jour
VIDEO. "Germinal" : sur le tournage éprouvant de la scène de lynchage de l’épicier violeur par des femmes en colère dans la série de France 2
Article rédigé par
France Télévisions

"On sent que l’ambiance se tend tout de suite", se souvient le réalisateur de la coproduction internationale adaptée de l’œuvre d’Emile Zola, qui commence mercredi 27 octobre sur France 2. Une séquence qui a marqué celles et ceux qui y ont participé… Extrait du magazine "20h30 le samedi" diffusé le 23 octobre 2021, juste après le journal de France 2.

Le réalisateur de la série événement de France 2 Germinal, d’après le roman d’Emile Zola, organise en 2018 le casting de la scène du lynchage de l’épicier Maigrat. Les comédiennes doivent se mettre dans la peau des femmes violées par le commerçant. David Hourrègue donne les premières consignes et l’atmosphère change immédiatement…

"On a tout de suite senti que l’ambiance était très particulière, se souvient-il pour le magazine '20h30 le samedi' (replay). Il y a notamment une jeune femme participant au casting à qui j’explique la situation. Elle me dit : 'Je me connecte à mon Maigrat'… avant de s’effondrer et d’avoir une colère absolument terrible. Rares sont celles qui sont sorties du casting sans être très éprouvées."

"J’ai mis toute la rage peut-être enfouie en nous"

"Il y a trois casques bleus dissimulés parmi vous pour empêcher toute forme de débordement. L’idée étant bien sûr qu’il y ait l’énergie. Evidemment, c’est une séquence expiatoire mais il faut qu’elle soit extrêmement maîtrisée pour que ça fonctionne", dit le réalisateur aux actrices. Il se rappelle : "On sent que l’ambiance se tend tout de suite. Le climat devient complètement électrique." Et la scène a vraiment bousculé le comédien incarnant l’épicier...

"Elles me font réfléchir quand je reçois le coup de grâce, raconte Simon Ferrante. On sent qu’elles se font justice. Plus elles se laissaient aller, plus elle avaient tendance à vouloir frapper presque pour de vrai." La comédienne Anne Conti témoigne : "J’ai mis toute la rage peut-être enfouie en nous. Peut-être se dit-on qu’on incarne toute la rage de toutes les femmes, les mères, les filles, les sœurs qui ont souffert, en un geste qui veut dire : Ça suffit ! Stop, quoi ! Stop !"

> Les replays des magazines d'info de France Télévisions sont disponibles sur le site de Franceinfo et son application mobile (iOS & Android), rubrique "Magazines".

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.