Europe 1 : la grève s'arrête après cinq jours, annoncent les représentants des salariés

Le mouvement de grève au sein de la station de radio avait débuté vendredi pour contester la mise à pied d'un salarié, et sur fond d'inquiétudes liées à un rapprochement avec CNews.

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France Télévisions
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Des micros de l'antenne radio Europe 1, le 20 décembre 2018. (THOMAS SAMSON / AFP)

La grève entamée vendredi à Europe 1 a pris fin mercredi 23 juin, ont annoncé des représentants de salariés après une rencontre avec la direction, sur fond de rapprochement avec CNews, la chaîne d'info du groupe Canal+. La présidente de Lagardère News, qui détient l'antenne radio, Constance Benqué, s'est engagée à "ouvrir des discussions sur une 'sorte de clause de conscience' qui puisse permettre à ceux qui voudraient partir de le faire" avec des indemnités, comme le réclamaient les grévistes, a assuré à l'AFP Jean-Gabriel Bourgeois, président de la société des rédacteurs d'Europe 1.

"D'autres actions" à venir "pour maintenir la pression sur la direction"

La clause de conscience permet aux journalistes en désaccord avec un changement de ligne éditoriale de quitter leur média avec des indemnités, mais ce dispositif n'est juridiquement pas compatible avec le statut d'agence de presse dont bénéficie Europe 1, a-t-il précisé. Reste à savoir quelle forme pourrait prendre ce plan de départs, la direction étant prête "à en discuter assez rapidement" en vue de négociations "plus approfondies à la rentrée de septembre", a ajouté Olivier Samain, délégué syndical SNJ, auprès de l'AFP. "La grève s'arrête mais elle n'est pas terminée", a assuré le syndicaliste, promettant "d'autres actions" à venir "pour maintenir la pression sur la direction".

Mardi, près d'une centaine de salariés avaient voté la poursuite, jusqu'à mercredi, du mouvement initié pour contester la mise à pied d'un collègue, dans un contexte d'inquiétude grandissant sur l'avenir éditorial de la radio. La procédure de sanction disciplinaire visant le journaliste Victor Dhollande "suit son cours", au grand dam des grévistes, "mais on a senti une volonté de ne pas l'assommer", a expliqué Jean-Gabriel Bourgeois.

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