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"Durban II" : Ahmadinejad crée la polémique

La conférence sur le racisme dite de "Durban II", à Genève sous l’égide de l’ONU, commence mal. Plusieurs représentants européens ont quitté la salle lors du discours du président iranien Ahmadinejad. Les Etats-Unis, mais aussi Israël, les Pays-Bas, l’Italie, l’Allemagne, la Pologne, l’Australie ou encore le Canada ont décidé de boycotter la réunion. La précédente réunion de ce genre, organisée en 2001 à Durban, en Afrique du Sud, avait été l’occasion d’une série de dérapages antisémites...
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Radio France
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Lors d'un discours devant les participants à la Conférence de l'ONU sur le racisme à Genève le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a critiqué la création d'Israël après 1945, l'assimilant à un "gouvernement raciste". "Après la fin de la Seconde guerre mondiale, ils (les Alliés, ndlr) ont eu recours à l'agression militaire pour priver de terres une nation entière sous le prétexte de la souffrance juive", a expliqué M. Ahmadinejad. "Ils ont envoyé des migrants d'Europe, des Etats-Unis et du monde de l'Holocauste pour établir un gouvernement raciste en Palestine occupée", a-t-il affirmé.

Les déclarations du président iranien ont provoqué le départ de la salle du siège de l'ONU à Genève de plusieurs représentants européens. Quelques minutes avant, alors que le chef d'Etat iranien prenait la parole, au moins trois manifestants déguisés avec des perruques multicolores et des nez rouge de clown ont crié "raciste ! raciste !" à l'adresse de l'orateur et ont été expulsés par les gardes de l'ONU.

Nicolas Sarkozy a dénoncé un "appel intolérable à la haine raciste" après le discours du président iranien, justifiant le départ de la délégation française. Bernard Kouchner a affirmé qu'"aucun compromis n'est possible" face aux déclarations anti-israéliennes tenues par le président iranien Mahmoud Ahmadinejad.
_ Pour autant, la France va continuer à participer à cette conférence : "nous poursuivons la discussion, nous restons pour dire que nous sommes aux côtés des femmes
pour l'égalité, des homosexuels, de la justice internationale, des
militants des droits de l'Homme, de la démocratie", a indiqué ce soir la secrétaire d'Etat chargée des droits de l'Homme, Rama Yade.

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