Deux mois de captivité pour les deux journalistes français enlevés en Syrie

Le comité de soutien de Didier François, journaliste à Europe 1 et Edouard Elias, photographe chez Haytham, enlevés il y a deux mois au nord de la Syrie, lance un nouvel appel ce mardi. Le 14 juillet dernier, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian a affirmé que tout laisse "penser" qu'ils sont vivants. Mais on a aucun élément sur l'idendité de leurs ravisseurs.

(Julien Cauvin Chris Huby Autre)

"Otages parce que
journalistes
". Le titre de l'appel publié conjointement pas de nombreuses rédactions, deux mois jours pour jour après l'enlèvement de deux journalistes
français en Syrie. Une pétition pour demander leur libération est en ligne.
Elle a déjà reçue près de 5.000 signatures.

►►► Cliquez ici pour
signer la pétition en faveur de la libération des journalistes Didier François
et Edouard Elias
 

Didier François, journalistes
à Europe 1 et Edouard Elias, photo-journaliste de l'agence Haytham en mission
pour Europe 1 ont été enlevés au nord d'Alep, le 6 juin dernier.

"Malheureusement ",
concède Karen Lajon, journaliste au JDD et membre du comité de soutien, "il
n'y a pas beaucoup d'éléments nouveaux. On peut se raccrocher uniquement au
fait qu'on sait qu'ils sont vivants
", même si, il n'y a pas "de
preuve de vie, pas de vidéo, pas de message
".

Le comité de soutien a été créé en accord avec les familles, un mois après l'enlèvement des deux journalistes.
D'anciens otages affirment que communiquer sur un enlèvement est essentiel, comme Florence Aubenas, ex-otage en Irak, "pendant très
longtemps on est dans le noir si par miracle ils entendent une bribe de cette
mobilisation c'est de la lumière là où il n'y en a plus
", raconte-t-elle.

Difficile de faire son métier

Aucun élément tangible ne permet de
savoir qui sont les ravisseurs de Didier François et Edouard Elias. Seules les
déductions, explique Karen Lajon, penchent vers "des éléments
gouvernementaux
".

Depuis le début du conflit syrien, 25 reporters internationaux ont été enlevés dans ce pays. Sept ont été tués. Pour Karen Lajon, le gouvernement
syrien ne "veut pas du tout que la presse occidentale indépendante vienne
couvrir
" les évènements. De l'autre côté, chez les rebelles, "ce n'est
pas très clair non plus
" confie la journaliste, "il y a beaucoup d'enlèvements
et ça devient très compliqué pour les journalistes de travailler et de dire des
choses qui pourraient déplaire aux deux bords
".

> Pour soutenir les deux
otages français en Syrie sur Twitter  :** > Pour soutenir les deux
otages français en Syrie sur
Facebook  :** cliquez ici