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Le CSA charge l'émission de Morandini et menace i-Télé de "procédures de sanction"

Le régulateur a également mis en cause l'absence de comité d'éthique au sein de la chaîne d'information en continu du groupe Canal+

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France Télévisions
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Un rassemblement de soutien aux salariés d'i-Télé, le 25 octobre 2016, devant le siège de la chaîne à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine). (SIMON GUILLEMIN / HANS LUCAS / AF¨P)

C'est une décision de poids dans le conflit entre la rédaction d'i-Télé et sa direction. Le CSA a critiqué "un manquement aux exigences d'honnêteté et de rigueur" de l'émission de Jean-Marc Morandini, jeudi 3 novembre, alors que les salariés réclament le départ de l'animateur depuis 18 jours.

Le "gendarme du PAF" a également mis en cause l'absence de comité d'éthique au sein de la chaîne d'information en continu du groupe Canal+. "Faute de remédier à ces manquements", i-Télé "s'expose à des procédures de sanction", poursuit le CSA, dans son communiqué.

La direction a aussitôt annoncé la réunion "dans les meilleurs délais" du comité d'éthique. "Quand l'émission 'Morandini Live' reprendra, elle sera bien sûr soumise aux mêmes exigences de qualité et de rigueur que l'ensemble des programmes de la chaîne", indique également le communiqué. L'émission de l'animateur, en effet, a été suspendue le temps de la grève.

Parallèlement à ces deux "mises en demeure", le CSA souligne qu'il demeure "très attentif" à la nette séparation "entre information et divertissement" sur i-Télé. Il sera également "particulièrement attentif" à ce que la chaîne de Vincent Bolloré "formule des propositions pour rétablir une offre de programmes qui contribue au pluralisme de l'information", selon le communiqué.

"On n'a encore rien gagné"

Le CSA avait été saisi par des téléspectateurs et des salariés d'i-Télé, qui réclament une charte éthique, un projet précis et des moyens accrus, en plus du départ de l'animateur vedette Jean-Marc Morandini, mis en examen "pour corruption de mineur aggravée".

Le CSA, enfin, souligne que "la persistance du conflit social (...) est de nature à affaiblir durablement la rédaction". Cette décision a été accueillie "avec satisfaction" par la rédaction, selon un journaliste. "On n'a encore rien gagné", a-t-il cependant tempéré. Un rassemblement est prévu vendredi à 13 heures devant le siège de la chaîne, afin de défendre l'indépendance du journalisme, à l'occasion du 17e anniversaire de la chaîne.

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