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Crise à i-Télé : la grève reconduite jusqu'à mardi midi

En grève depuis le 17 octobre, les salariés de la chaîne d'information en continu ont voté, lundi, la reconduction du mouvement social.

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France Télévisions
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Rassemblement devant le siège d'i-Télé, mardi 25 octobre 2016 à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine).  (SIMON GUILLEMIN / HANS LUCAS)

Le bras de fer continue avec la direction et les salariés d'i-Télé ne lâchent pas. Ils ont voté, lundi 31 octobre, la reconduction de leur mouvement de grève pour 24 heures. Les grévistes réclament notamment la création d'une charte éthique et la mise en retrait de Jean-Marc Morandini, l'animateur mis en examen pour "corruption aggravée de mineur". Dans le détail, 76 personnes ont voté pour la reconduction du mouvement, quatre contre et 12 se sont abstenues, selon la Société des journalistes (SDJ), qui a mis en ligne le résultat sur Twitter.

En l'absence de progrès sur une sortie de crise, les journalistes ont été informés vendredi 28 octobre des pistes pour la nouvelle chaîne qui doit bientôt prendre le nom de CNews et présentée en Comité d'entreprise par la direction. CNews serait "une chaîne d'info à 90%", et offrirait pour 10% de nouvelles émissions sur l'Europe, "les femmes d'exception", et un nouveau rendez-vous sportif. Contactée vendredi, la direction de Canal+ n'a pas souhaité commenter ces informations. Ce projet n'a fait que renforcer la détermination des grévistes, qui craignent un virage vers le divertissement.

"La responsabilité et l'éthique doivent jouer"

"La responsabilité et l'éthique de responsabilité doivent jouer" dans ce conflit a estimé samedi 29 octobre le Premier ministre Manuel Valls, se disant "très triste" de la situation actuelle dans la chaîne info.

Le chef du gouvernement s'est montré prudent, mais, interrogé en petit comité lors d'un déplacement en Afrique de l'Ouest, il a tout de même donné des signes de soutien aux journalistes. "C'est un groupe privé", a-t-il d'abord souligné. "Mais enfin le CSA a fait des observations, la ministre s'est exprimée, là aussi c'est une question de responsabilité. Et je ne parle pas des journalistes là", a-t-il dit, adressant ainsi ce message à la direction. 

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