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Menaces de mort contre "Charlie Hebdo" : la justice ouvre une enquête

L'hebdomadaire satirique avait déposé plainte, lundi après-midi, après des menaces liées à sa couverture sur Tariq Ramadan.

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France Télévisions
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L'édition de "Charlie Hebdo" du 1er novembre 2017. (DR)

La justice s'empare de l'affaire de la caricature de Tariq Ramadan. Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire, lundi 6 novembre, après les menaces de mort diffusées sur les réseaux sociaux contre Charlie Hebdo à cause d'un dessin représentant l'islamologue accusé de viols.

L'enquête est ouverte pour "menaces de mort par écrit" et "apologie publique d'un acte de terrorisme commise au moyen d'un service de télécommunication en ligne", selon une source judiciaire contactée par franceinfo. L'hebdomadaire satirique, dont une partie de la rédaction a été tuée lors des attentats jihadistes de janvier 2015, avait déposé plainte lundi après-midi.

"Je suis le 6e pilier de l'islam"

Dans sa dernière édition, parue mercredi, le journal représente le théologien, le pantalon déformé par un énorme sexe en érection, et proclamant : "Je suis le 6e pilier de l'islam". "VIOL - La défense de Tariq Ramadan", peut-on lire au-dessus du dessin.

Les cinq piliers de l'islam sont les obligations que doivent respecter les musulmans pratiquants : la profession de foi, la prière, la zakat (l'aumône), le jeûne du mois de ramadan et le pèlerinage à La Mecque, censé être accompli au moins une fois dans sa vie pour ceux qui en ont les moyens. Le jihad ("effort") est considéré comme le sixième pilier de l'islam par une minorité au sein du sunnisme, bien qu'il n'en ait pas le statut officiel.



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