DIAPORAMA. Pakistan : des manifestations contre "Charlie Hebdo" tournent à l'affrontement

Des milliers de Pakistanais sont descendus dans la rue pour protester contre la caricature du prophète Mahomet en une du nouveau numéro de l'hebdomadaire satirique français.

Après avoir condamné, la semaine passée, l'attaque terroriste contre Charlie Hebdo, le Pakistan, pays qui compte la deuxième communauté musulmane la plus importante au monde, condamne la nouvelle couverture du journal satirique. Le 16 janvier, après la traditionnelle prière du vendredi, de nombreux Pakistanais sont descendus dans les rues de Karachi, plus grande ville du pays, la capitale Islamabad ou encore Lahore pour condamner le dessin de Mahomet en train de pleurer. Des heurts ont éclaté dans la capitale, lors d'un rassemblement. 

"Le gouvernement français devra s'excuser auprès des pays musulmans. Tous les pays musulmans doivent être unis", a clamé le chef d'un des grands partis islamistes, la Jamaat-e-Islami. Il a également appelé à d'autres manifestations contre le blasphème et salué les déclarations du pape François pour qui la liberté d'expression n'autorise pas à "insulter" la foi d'autrui. Un avis partagé en Algérie, où un drapeau français a été brûlé par des militants islamistes, vendredi à Alger. 
110
Le ton monte, au Pakistan, après la publication du nouveau numéro de "Charlie Hebdo". En couverture, le dessin de Mahomet en train de verser une larme et brandissant la pancarte "Je suis Charlie" n'a pas plu à de nombreux Pakistanais, comme ici à Lahore, deuxième ville du pays.  ARIF ALI / AFP
210
Outrés par la caricature, les grands partis islamistes, dont le Jamaat-e-Islami (JI), ont appelé à manifester pour dénoncer le nouveau numéro de l'hebdomadaire. "Si vous êtes Charlie, alors je suis Kouachi", proclame ici (avec une faute dans le nom de Kouachi) un militant de JI, lors d'un défilé dans la capitale, Islamabad.  AAMIR QURESHI / AFP
310
A Karachi, de nombreux manifestants sont descendus dans la rue après la traditionnelle prière du vendredi. La manifestation a rapidement dégénéré lorsque les militants ont tenté de s'approcher du consulat français, dans la plus grande ville du pays. SHAKIL ADIL / AP / SIPA
410
A Peshawar, des militants ont brûlé un drapeau français pour critiquer la nouvelle caricature. Charlie Hebdo n'est ni disponible en version papier, ni accessible en ligne au Pakistan. MOHAMMAD SAJJAD / AP / SIPA
510
A Karachi, les forces de l'ordre se sont positionnées pour contrer les manifestants, devant le consulat français. SABIR MAZHAR / ANADOLU AGENCY / AFP
610
Les militants du parti JI ont répondu par des jets de pierres, blessant au moins deux personnes.  ASIF HASSAN / AFP
710
Parmi les blessés figure Asif Hassan, un photographe pakistanais de l'AFP. Il a reçu une balle dans la poitrine et a été transporté en urgence à l'hôpital Jinnah, à Karachi. "Il est hors de danger dans l'immédiat", a fait savoir un porte-parole de l'établissement.  SABIR MAZHAR / ANADOLU AGENCY / AFP
810
"On maudit les auteurs des caricatures de Mahomet" : dans les rues de Lahore, les pancartes et les slogans menacent "Charlie Hebdo". MOHSIN RAZA / REUTERS
910
Devant le consulat français de Karachi, les forces de l'ordre ont effectué des tirs de sommation pour disperser la foule. Des gaz lacrymogènes et des canons à eau ont aussi été utilisés. Un manifestant tente ici d'y échapper. SHAKIL ADIL / AP / SIPA
1010
A Peshawar, des foules uniquement composées d'hommes ont protesté contre les caricatures, brandissant des pancartes proclamant leur "amour" pour le prophète Mahomet. MOHAMMAD SAJJAD / AP / SIPA