"Charlie Hebdo" se moque d'Edwy Plenel en l'accusant de soutenir Tariq Ramadan

La une du numéro à paraître mercredi 8 novembre, montre quatre caricatures du président de Mediapart se cachant derrière sa moustache face aux accusations de viols visant Tariq Ramadan.

Capture d\'écran d\'un tweet d\'Edwy Plenel répondant, le 7 novembre 2017, à \"Charlie Hebdo\".
Capture d'écran d'un tweet d'Edwy Plenel répondant, le 7 novembre 2017, à "Charlie Hebdo". (TWITTER / FRANCEINFO)
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Charlie Hebdo s'en prend à Edwy Plenel. La une du numéro à paraître mercredi 8 novembre montre quatre caricatures du président de Mediapart se cachant derrière sa moustache face aux accusations de viols visant Tariq Ramadan. "Affaire Ramadan, Mediapart révèle : 'on ne savait pas'", titre le journal satirique, accusant ainsi son directeur d'avoir trop souvent défendu l'islamologue suisse.

Mediapart répond

Edwy Plenel a réagi sur Twitter, en citant l'écrivain Romain Rolland : "ils peuvent me haïr, ils ne parviendront pas à m’apprendre la haine".

Le journaliste de Mediapart Fabrice Arfi a aussi répondu sur Twitter. "Soutien absolu à Charlie quand ils sont menacés ; les combattre avec les mots, les idées et les faits face à une Une (demain) aussi abjecte", a-t-il écrit. 

Manuel Valls accusait déjà Edwy Plenel

La rédaction de Charlie Hebdo n'est pas la seule à reprocher à Edwy Plenel d'avoir pris la défense de Tariq Ramadan. Lundi 30 octobre, au moment des premiers dépôts de plainte pour viol contre l'islamologue suisse, Manuel Valls a lancé : "Il faut que la vérité éclate sur ce soi-disant intellectuel, promoteur de la charia, prédicateur islamiste, (...) ses invitations sur tous les plateaux, ses amitiés, ses complicités. Je pense à Edwy Plenel." 

Edwy Plenel a, à plusieurs reprises, dénoncé le racisme dont aurait été victime Tariq Ramadan, comme le note Le Lab d'Europe 1. Interrogé sur BFMTV après les accusations de viol de l'islamologue, le président de Mediapart a condamné sans détours Tariq Ramadan visé par plusieurs accusations de viols. "Il y a une gravité plus forte encore, et pour le dire tout net, qui ressemble au cas des prêtres pédophiles", a-t-il lancé.