Canal+ s'excuse après avoir diffusé du porno à la place d' "Arthur et les Minimoys"

Dimanche après-midi, le service de Web-TV de Canal+, qui permet de voir les programmes des chaînes sur ordinateur, a diffusé par accident des images pornographiques à la place d'un film pour enfant.

L\'enquête interne a permis de conclure à \"une défaillance technique d\'un serveur\", pour expliquer la diffusion d\'images pornographiques.
L'enquête interne a permis de conclure à "une défaillance technique d'un serveur", pour expliquer la diffusion d'images pornographiques. (PETER CADE / ICONICA / GETTY IMAGES)

Du porno en clair et en début d'après midi : ce n'est ni la politique d'une chaîne X peu scrupuleuse ni la proposition d'un candidat farfelu. Il s'agit de la mésaventure dont a été victime le groupe Canal+, dimanche. Pour avoir diffusé quelques instants d'un film pornographique à l'heure de la digestion au lieu du film pour enfants Arthur et les Minimoys, la chaîne a présenté ses excuses, mardi 17 avril. 

Une défaillance technique 

L'enquête interne menée par le groupe a permis de conclure à "une défaillance technique d'un serveur", a annoncé la chaîne dans un communiqué. "Canal+ a pris les mesures nécessaires afin que ce type de problème ne se reproduise pas", a-t-il conclu.

Plus tôt, un porte-parole avait indiqué qu'il s'agissait d'une panne "d'un encodeur qui a interrompu la diffusion habituelle et a provoqué la diffusion par erreur de plusieurs séquences, mais pas d'un film dans son intégralité".

Le groupe tente de rassurer ses abonnés

Le groupe Canal+ a par ailleurs précisé que, "ces images ont été visibles quelques secondes, uniquement sur le service de web-TV, qui permet de voir les programmes de Canal+ sur ordinateur". Par conséquent, "les abonnés regardant Canal+ sur leur téléviseur n'ont pas été concernés par cet incident. A noter que ces images n'ont à aucun moment été visibles en clair et qu'aucun programme de cette catégorie n'a pu être visionné dans son intégralité", souligne la chaîne dans son message d'excuse, posté notamment sur le forum de ses abonnés, très remontés à l'issue de l'incident.

Le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) a par ailleurs indiqué que cet incident était "à l'étude".