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Bali : mieux lutter contre le réchauffement climatique

Deux ans de négociations commencent aujourd'hui à Bali, en Indonésie. Les représentants de 190 pays se sont retrouvés aujourd'hui, pour parler de l'après-Kyoto. Comment mieux lutter contre le réchauffement climatique après 2012.
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Les discussions s'annoncent longues. Elles sont d'ailleurs prévues pour durer deux ans. Deux ans, pour trouver un digne successeur au protocole de Kyoto, qui expire en 2012. Kyoto édictait certaines obligations en matière d'environnement -- réduction de 5% des gaz à effet de serre, voir encadré.
_ Bali veut aller encore plus loin. Car aujourd'hui, les experts du GIEC préconisent de diviser par deux d'ici 2050 les émissions mondiales de gaz à effet de serre, seule solution à leurs yeux pour limiter le réchauffement de la planète à deux degrés. Au-delà, des phénomènes violents et irréversibles risquent de survenir.

10.000 représentants, venus de quelque 190 pays, se sont retrouvés aujourd'hui à Bali, en Indonésie, pour 12 jours de réunion, censés fixer les bases des futures discussions.“Les attentes du public sont grandes. Les yeux du monde sont tournés vers vous” a déclaré le secrétaire exécutif de la Convention de l'ONU sur les changements climatiques. Et Yvo de Boer de poursuivre : “le résultat de cette conférence déterminera, à un certain degré, si Bali et d'autres sites vulnérables sont destinés à devenir des paradis perdus.” Car le réchauffement climatique menace directement l'Indonésie : l'archipel pourait perdre 2.000 îles en cas de montée des eaux...

Cette conférence, Yvo de Boer dit en espérer trois décisions : d'abord, lancer les négociations sur l'après-Kyoto ; ensuite, se mettre d'accord sur un calendrier de négociations ; et enfin, trouver une date pour les conclusions. Raisonnablement, l'accord devrait être signé en 2009, pour être appliqué en 2013, à l'expiration du protocole de Kyoto.

Le travail s'annonce en tout cas considérable. Pas facile de rallier des positions a priori inconciliables, entre des pays gros émetteurs de gaz à effet de serre comme la Chine ou les Etats-Unis, et des pays plus vulnérables, comme les îles des Tropiques ou les Etats d'Afrique sub-saharienne. Plutôt bien disposée, l’Union Européenne a déjà pris l’engagement de réduire de 20% ses émissions de gaz. Et, coïncidence de calendrier ou pas, l’Australie a annoncé aujourd’hui qu’elle ratifiait Kyoto. Cette avancée fait des Etats-Unis le dernier grand pays industrialisé à ne pas en faire partie.

Guillaume Gaven

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