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Au Forum de Davos, Sarkozy dénonce les dérives du capitalisme financier

Le président français Nicolas Sarkozy a prononcé le discours inaugural du Forum de Davos. Le chef de l'Etat a dénoncé avec vigueur les dérives du "capitalisme financier". Il a plaidé pour de nouvelles règles internationales, dont une réforme de la réglementation bancaire, sujet sur lequel il s'est dit en "accord" avec Barack Obama.
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Radio France
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 (Radio France ©REUTERS/Philippe Wojazer)

_ Nicolas Sarkozy, accompagné de ses ministres de l'Economie, Christine Lagarde, du Budget, Eric Woerth et la secrétaire d'Etat au commerce extérieur Anne-Marie Idrac a prononcé un discours assez fort sur les dérives du capitalisme.
Une allocution d'une quarantaine de minutes préparée par son conseiller spécial Henri Guaino, dans la droite ligne de celles prononcées en 2008 et 2009 aux Nations unies et à l'automne 2008 à Toulon, sur la crise financière internationale et ses suites.

Changer les règles bancaires et comptables

Nicolas Sarkozy a demandé un changement de la règlementation bancaire et
les règles comptables pour lutter contre la spéculation.
Pour le chef de l'Etat, les déséquilibres financiers et commerciaux internationaux sont à la source de la crise financière mondiale.
“Ce sont les déséquilibres de l'économie mondiale qui ont nourri le développement de la finance globale”, a-t-il dit. “On a déréglementé la finance pour pouvoir financer plus facilement les déficits de ceux qui consommaient trop avec les excédents de ceux qui ne consommaient pas assez”.
Pour le chef de l'Etat, “c'est notre vision du monde qui, à un moment donné, a été
défaillante.C'est elle qu'il nous faut corriger”.
Le Président français a aussi souhaité un alignement des règles prudentielles des banques américaines et asiatiques sur celles qui sont en vigueur dans l'Union européenne.
Nicolas Sarkozy demande aussi une stabilisation des cours des matières premières, condition selon lui pour vaincre la faim dans le monde.

Nicolas Sarkozy soutien Obama

_ Moins d'une semaine après le discours du président américain Barack Obama sur sa volonté de mettre au pas les grandes banques, et alors que plusieurs pays s'apprêtent à taxer les bonus des banquiers, nombre des 2.500 participants à ce sommet semblent partager cette inquiétude.
Des enquêtes réalisées pour la conférence montrent toutefois une amélioration de la confiance dans les perspectives économiques.

_ Barack Obama a, en quelque sorte, préfacé cette réunion en annonçant jeudi dernier un train de mesures visant à limiter les activités les plus risquées mais aussi les plus lucratives des banques américaines, ce qui a provoqué une rechute des marchés financiers internationaux et du dollar.

_ La sortie de crise, le redressement de l'économie mondiale,la réforme du système financier mondial, la détérioration des finances publiques de nombreux gouvernements et les risques de transformation des difficultés économiques en tensions sociales sont les sujets qui vont être débattus lors de ce Forum.

C’est une première pour un président français de s’exprimer devant cet auditoire.
Son prédécesseur, Jacques Chirac, avait dû se contenter d'un discours à distance, par vidéo-conférence, en 2005.
Une tempête de neige l’avait empêché de gagner la station de ski helvétique.

Mikaël Roparz, avec agences

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