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Olivier Minne, Sophie Favier, Nicolas Hulot... de la télé à la politique

Olivier Minne, qui se lance dans la conquête du Palais-Bourbon, n'est pas la première vedette du petit écran à tenter sa chance sur ce terrain. 

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France Télévisions
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Olivier Minne pose à Paris, le 7 avril 2009 lors de l'avant-première du film "Victoria, les jeunes années d'une reine". (BORIS HORVAT / AFP)

Olivier Minne, qui vise un poste de député suppléant sous l'étiquette du PS, n'est pas le premier animateur télé à tenter sa chance en politique. Avant le pilier de l'émission "Fort Boyard", Nicolas Hulot, Danièle Gilbert ou encore Sophie Favier se sont hasardés sur ce terrain, avec plus ou moins de succès.

Cendrine Dominguez, de Fort Boyard à l'hôtel de ville

L'animatrice Cendrine Dominguez pose sur le tapis rouge de l'Opéra Garnier, le 10 octobre 2012. (MIGUEL MEDINA / AFP)

Personne ne sait si c'est l'air marin ou le père Fouras qui pousse les animateurs de "Fort Boyard" vers la carrière politique, mais avant Olivier Minne, c'est Cendrine Dominguez qui s'est illustrée par ses ambitions. Aux manettes de l'émission de 1993 à 2002, elle a trouvé les clés de la mairie des Contamines-Montjoie (Haute-Savoie), comme conseillère municipale depuis mars 2008. Celle qui présente désormais l'émission "Téva déco" s'investit également dans les questions de développement durable. En 2010, elle a créé en partenariat avec GDF Suez un Observatoire de l'habitat durable.

Nicolas Hulot, éminence grise de l'écologie

Le militant écologiste Nicolas Hulot lors de sa nomination par françois Hollande comme "envoyé spécial du président de la République pour la protection de la planète", le 6 décembre 2013. (BERTRAND LANGLOIS / AFP)

Après avoir passé tant d'années à réaliser des reportages sur la nature pour l'émission "Ushuaïa" sur TF1, Nicolas Hulot a voulu pousser son engagement sur le terrain politique. Il crée une fondation pour l'environnement en 1990, avant de devenir conseiller pour différentes personnalités politiques, comme Laurent Fabius ou Jacques Chirac. En 2006, il interpelle les candidats à l'élection présidentielle avec son Pacte écologique. Il se lance dans une nouvelle aventure de l'extrême en 2011 avec sa participation à la primaire d'Europe Ecologie-Les Verts. Les militants lui préfèrent Eva Joly. Mais cet échec n'arrête pas Nicolas Hulot. François Hollande l'a nommé en décembre 2012 "envoyé spécial du président de la République pour la protection de la planète".

Danièle Gilbert, la groupie de Giscard d'Estaing

L'animatrice Danièle Gilbert pose, le 30 août 2004 à Paris, lors de la présentation de la nouvelle grille de programmes de TF1. (STEPHANE DE SAKUTIN / AFP)

La présentatrice de "Midi Première" (1975-1981) a tenté une furtive carrière politique. En "fan" absolue de Valéry Giscard d'Estaing, elle se présente aux municipales de 1982 à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), près de Chamalières, sa ville natale et fief de son idole politique. Elue sur la liste d'opposition, elle démissionne rapidement. La "grande Duduche", comme l'appelait affectueusement Jacques Martin, retente sa chance aux municipales de 2008 à Châtellerault, dans la Vienne, mais elle échoue. Son engagement politique lui a joué de mauvais tours : en décembre 1981, après l'élection de François Mitterrand, elle est débarquée de TF1 et entame une traversée du désert qui durera plusieurs années.

Patrick Sébastien, éphémère leader du Dard

L'animateur et humoriste Patrick Sébastien lors du lancement du Dard (Droit au respect et à la dignité), le 24 mars 2010 au théâtre du Gymnase, à Paris. (PIERRE VERDY / AFP)
 

Le collectif de citoyens du Dard (Droit au respect et à la dignité) n'aura duré que quelques mois en 2010, mais Patrick Sébastien a tout de même tenté de bousculer le "grand cirque politique", selon ses mots. En s'identifiant à Coluche, éphémère candidat à la présidentielle de 1981, l'animateur du "Plus grand cabaret du monde" avait l'ambition de remettre des propositions aux candidats à la présidentielle de 2012. Malgré la fin du Dard, Patrick Sébastien continue à exprimer ses idées politiques, mais il est retourné à ses premières amours : la télé, l'imitation et la chanson.

Sophie Favier, candidate malheureuse à Neuilly

L'animatrice Sophie Favier pose le 30 août 2004, lors de la présentation de la nouvelle grille de programmes de TF1. (STEPHANE DE SAKUTIN / AFP)

L'ancienne coco-girl, qui s'est fait connaître autant par ses émissions que par son cheveu sur la langue, a lancé sa carrière politique à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), en troisième position sur une liste de droite aux municipales de 2008. La collaboratrice de Christophe Dechavanne dans "Coucou c'est nous" ou "Ciel mon mardi" n'a pas permis à la liste de Bernard Lepidi, candidat du Centre national des indépendants et paysans, d'atteindre les 10% et le second tour. Tentée par une nouvelle aventure aux cantonales de 2011 comme suppléante de Bernard Lepidi, elle renoncera finalement à se présenter. 

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