Loi Travail : les routiers se mobilisent à leur tour

À l'appel de la CGT, de FO et de Sud-Solidaires, les routiers sont appelés à une grève reconductible à compter de lundi soir, 22h. Les routiers, dont le salaire est largement constitué d'heures supplémentaires, craignent un chute de leur pouvoir d'achat.

(Les chauffeurs de poids-lourds sont appelés à organiser des blocages par deux organisations syndicales © MaxPPP)

Une partie des chauffeurs routiers en grève ce lundi soir à partir 22h, contre la loi Travail. Au cœur de leurs inquiétudes : les heures supplémentaires. Michel Toméno est un routier de 54 ans, passionné par son travail. Il touche 1 500 euros par mois de travail, auquel il faut ajouter environ 300 euros d'heures supplémentaires.

Pour d'autres c'est encore plus, en comptant les heures de chargement et de déchargement des poids-lourds. D'où leur opposition frontale à la loi Travail qui permettrait de baisser la rémunération des heures supplémentaires à 110% contre 120 à 150% aujourd'hui.

Pour cette mobilisation, les syndicats CGT et Force Ouvrière n'ont pas dévoilé les modes d'actions envisagés.

Jérôme Vérité , secrétaire général de la CGT Transports
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Les syndicats majoritaires, CFTC et CFDT, n'appellent pas à la mobilisation. Mais des actions sont prévues toute la semaine dans différents secteurs. La mobilisation débute lundi soir à la RATP, où le préavis déposé par la CGT court de 22h00 à mercredi 06h40. 

Les organisations patronales opposées aux blocages

Mais pour les organisations patronales, pas de raison de s'inquiéter. Dans la loi El Khomri, l'accès aux accords d'entreprises pour les TPE et PME est très encadré. Pour Yann Viguié, délégué général en Ile de France de l'OTRE, les petites entreprises ne se risqueraient pas à cela. Car les économies seraient "à la marge" et cette mesure risquerait de compromettre "le climat social et la volonté de travail des salariés.

Guillaume Gaven a rencontré Michel Toméno, routier de 54 ans
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(semaine chargée)