Le déploiement des compteurs Linky "se déroule dans de bonnes conditions", assure Enedis

Des avocats toulousains ont lancé une souscription pour permettre à des usagers refusant le compteur Linky d'engager une procédure collective.

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France Télévisions
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Une démonstration de compteurs Linky, le 11 juin 2015 à Carros (Alpes-Maritimes). (ERIC GAILLARD / REUTERS)

Le déploiement du compteur électrique communiquant Linky "se déroule dans de bonnes conditions" et 90% des clients en sont satisfaits, assure Enedis, mardi 25 février, au lendemain de l'annonce d'une possible procédure collective. Des avocats toulousains ont en effet lancé une souscription en ligne pour permettre à des personnes refusant l'installation des compteurs d'engager "pour le prix d'un café par semaine" une procédure collective contre Enedis.

"Enedis prend acte du lancement d'une nouvelle action contentieuse contre le déploiement des compteurs Linky", mais "tient à contester formellement les affirmations relayées par [des] avocats", indique le gestionnaire du réseau de distribution dans un communiqué. "Cette action lancée par des avocats ne nous semble pas refléter la réalité de ce que vivent au quotidien nos clients et nos équipes sur le terrain", affirme la filiale d'EDF, qui a installé plus de 24 millions de compteurs.

Son installation, qui se fait dans le respect total de la propriété privée, ne peut relever d'un choix personnel dans la mesure où la loi est claire sur le caractère obligatoire du déploiement.

Enedis

communiqué

Linky, qui permet de relever à distance la consommation, fait l'objet de controverses récurrentes et a donné lieu à des contentieux depuis son premier déploiement en 2015. Ses détracteurs ont des inquiétudes sur l'exposition aux champs électromagnétiques et le respect de la vie privée. Sur le fond, Enedis a une nouvelle fois repoussé ces critiques, indiquant que "le nouveau compteur ne générait pas plus d'ondes qu'une ampoule électrique d'après l'ANFR" (l'Agence nationale des fréquences).

L'entreprise affirme qu'elle respecte "strictement les recommandations de la Cnil en matière de protection des données". La Cnil avait toutefois mis en demeure EDF et Engie début février, leur donnant trois mois pour mettre en conformité la manière dont ils gèrent la collecte des informations personnelles des consommateurs par ces appareils.

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