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Les ministres européens des Finances peinent à parvenir à un accord sur le plan de recapitalisation des banques.

Réunis à Bruxelles, les pays européens discutent d'une recapitalisation du Vieux Continent pour absorber le choc d'un possible défaut de paiement grec. Les discussions semblent compliquées.
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Réunis à Bruxelles, les pays européens discutent d'une recapitalisation du Vieux Continent pour absorber le choc d'un possible défaut de paiement grec. Les discussions semblent compliquées.

"Il n'y a pas encore d'accord sur la recapitalisation, ça coince un peu", a dit un diplomate européen alors que la réunion des ministres de l'UE, entamée en début de matinée sur le sujet, se poursuivait toujours à 18h00 (16h00 GMT).

Un autre diplomate a confirmé que les discussions n'étaient pas faciles. "L'Espagne insiste pour avoir un accord global, pas seulement sur la recapitalisation des banques mais aussi sur le renforcement du Fonds européen de stabilité financière (FESF)", a-t-il expliqué. Selon lui, "le montant de la recapitalisation", pour lequel une fourchette de 80 à 100 milliards d'euros est évoquée depuis quelques jours, "et son financement devraient être laissés aux chefs d'Etat" qui se réunissent dimanche.

"Les ministres essaient de se mettre d'accord sur le seuil minimum de fonds propres", a ajouté ce diplomate. L'Autorité bancaire européenne (EBA) a proposé que les banques atteignent un niveau de fonds propres de 9% d'ici mi-2012.

"Les négociations sont constamment interrompues car dès qu'un pays manifeste son opposition à ce seuil de 9%, l'EBA et la Banque centrale européenne se réunissent avec lui en petit comité pour plaider leurs arguments", a rapporté une autre source diplomatique européenne.

Un diplomate a également admis que certains pays dans le viseur des marchés, comme l'Italie, l'Espagne ou le Portugal, redoutaient que la recapitalisation ne fragilise davantage leurs finances publiques. La réunion devait ensuite être suivie d'une autre rencontre des seuls ministres de la zone euro, qui s'étaient séparés vendredi soir sans être parvenus à un accord sur un autre pilier de la stratégie de sortie de crise : le renforcement de la "puissance de feu" du FESF.

108 milliards d'euros

Un début de consensus s'est dégagé "sur un chiffre de 107 ou 108 milliards d'euros", découlant d'un relèvement à 9% du seuil minimum de fonds propres dits "durs" à respecter par les établissements, selon une source proche du dossier. Les pays de l'Union européenne envisagent une recapitalisation de leurs banques à hauteur de quelque 108 milliards d'euros pour leur permettre d'affronter la crise.

Selon la feuille de route envisagée par les Européens, les banques devant se renflouer pour atteindre le seuil minimum de réserves fixé devront d'abord essayer de le faire par leurs propres moyens, ensuite si ce n'est pas possible de faire appel à leurs gouvernements nationaux pour une aide, et enfin en dernier recours au FESF.

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