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Les Bourses de Francfort, de Paris, de Milan et de Madrid ont perdu plus de 4% lundi

Après les reculs de vendredi, Paris a chuté de 4,7% , Francfort de 5,2% et Milan de 4,8%.Les valeurs bancaires empêtrées dans la crise grecque affichaient de forts reculs: -8,6% pour la Société Générale; -6,3% pour BNP relançant ainsi le débat sur leur capitalisation.
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Wall Street (AFP)

Après les reculs de vendredi, Paris a chuté de 4,7% , Francfort de 5,2% et Milan de 4,8%.

Les valeurs bancaires empêtrées dans la crise grecque affichaient de forts reculs: -8,6% pour la Société Générale; -6,3% pour BNP relançant ainsi le débat sur leur capitalisation.

Les investisseurs ont de nouvelles craintes concernant la mise en oeuvre du deuxième plan de sauvetage international de la Grèce, destiné à éviter la faillite du pays, hypothèse catastrophique pour toute la zone euro.

Les marchés mondiaux avaient rechuté vendredi à la suite de mauvais chiffres de l'emploi aux USA. Les places boursières avaient aussi reculé vendredi en raison de nouvelles inquiétudes sur les dettes en Europe. A New York, le Dow Jones a chuté de 2,20%, effaçant tous les gains enregistrés en début de semaine, et le Nasdaq de 2,58%. La Bourse de Paris a terminé sur une dégringolade de 3,59%. Francfort a lâché 3,36%, Londres 2,34%, et Milan 3,89%.


Les chiffres de l'emploi aux Etats-Unis sont les plus mauvais depuis ceux de septembre 2010, mois au cours duquel l'économie américaine avait détruit plus d'emplois qu'elle n'en avait créés. "Les chiffres publiés sont très décevants, ils ravivent les craintes d'un retour en récession de l'économie américaine et renforcent la probabilité de voir la Réserve fédérale américaine adopter des stimulants monétaires", a jugé Michael Hewson, analyste chez CMC Markets à Londres.

L'UE lance un ultimatum à la Grèce
A ce nouveau signe d'essoufflement de la première économie mondiale s'est ajoutée une série de craintes concernant la mise en oeuvre du deuxième plan de sauvetage international de la Grèce, destiné à éviter la faillite du pays, hypothèse catastrophique pour toute la zone euro. Le ministre grec des Finances Evangélos Vénizélos a reconnu que le pays ne respecterait pas son objectif de déficit public pour 2011 du fait de l'aggravation de la récession.

"Une telle annonce remet en cause le second plan de sauvetage qui a été annoncé le 21 juillet. Il ne pourra pas être mis en place si le pays est incapable d'instaurer des plans de rigueur rapidement efficaces", s'est inquiété Renaud Murail, gérant d'actions chez Barclays Bourse à Paris.

Renforçant leur pression sur Athènes, les représentants de la Commission européenne, du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque centrale européenne (BCE) ont quitté la capitale grecque et ont donné dix jours au gouvernement pour faire avancer les réformes structurelles (en clair, accélérer les privatisations). Pour ne rien arranger, la Finlande a réitéré sa volonté d'obtenir une garantie d'Athènes pour prix de sa participation au plan.

Comme au cours de la tempête boursière du mois d'août, les actions des banques, exposées à la dette souveraine de la zone euro, ont été soumises à rude épreuve. Les françaises Crédit Agricole et Société Générale (par ailleurs mise en cause dans le dossier des subprimes aux Etats-Unis) ont respectivement plongé de 7,38% et 6,65%. L'allemande Deutsche Bank a dévissé de 5,93%, l'italienne UBI Banca de 6,48% et l'espagnole Santander de 4,84%.

Cette dégringolade bancaire "confirme que le secteur financier au sens large reste dans le viseur de nombreux investisseurs et spéculateurs", a commenté un analyste parisien sous couvert d'anonymat. "Pour un oui ou pour un non, avec des raisons plus ou moins fondées, et souvent moins que plus", le secteur subit des "volatilités assez fortes", a-t-il ajouté. La nouvelle débandade boursière a accéléré la ruée des investisseurs vers les valeurs les plus sûres, comme les obligations d'Etat des pays bénéficiant du "triple A" décerné par les agences de notation. Le taux à dix ans du Bund allemand s'est inscrit en séance à 2,006%, son plus bas niveau historique.

La devise helvétique, autre valeur refuge, a atteint des sommets depuis trois semaines, à 1,1002 franc suisse pour un euro et à 0,7708 franc suisse pour un dollar, des sommets plus vus depuis trois semaines. Malgré les chiffres décevants de l'emploi aux Etats-Unis, l'euro a reculé face au dollar.

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