Le Téléthon va fabriquer ses propres médicaments contre les maladies rares

L'association va créer son propre centre de développement et de production de thérapies géniques et cellulaires. Il doit être opérationnel dès 2019 à Evry.

Une technicienne de laboratoire travaille, le 27 octobre 2004, dans le laboratoire Généthon d\'Evry (Essonne).
Une technicienne de laboratoire travaille, le 27 octobre 2004, dans le laboratoire Généthon d'Evry (Essonne). (PASCAL PAVANI / AFP)

Ce sera "le plus grand centre européen de développement et production de thérapies géniques et cellulaires", vante le communiqué publié vendredi 9 octobre. Ce nouveau laboratoire-usine de 13 000 m2 sera créé, dès 2019, à Evry (Essonne) par l'AFM-Téléthon, associée pour l'occasion au fonds Société de projets industriels (SPI), géré par la banque publique d'investissement BPI-France.

A Evry, l'AFM-Téléthon dispose déjà du laboratoire Généthon-Bioprod. Mais la structure est arrivée à saturation de sa capacité de production. Ce nouveau centre est, pour l'association, une "nouvelle étape" sur le chemin du médicament. Il proposera une plateforme pour la production des thérapies, qu'il s'agisse d'essais cliniques ou de diffusion après l'obtention d'une autorisation de mise sur le marché, précise le communiqué. France Info évoque la fabrication de thérapies géniques pour des maladies des muscles et du sang.

L'espoir de produire bientôt des médicaments

L'AFM-Téléthon apportera son savoir-faire et investira 36 millions d'euros, tandis que SPI investira 84 millions dans le cadre du Programme d'investissements d'avenir. La nouvelle société sera détenue majoritairement par l'AFM-Téléthon, à hauteur de 54% du capital à sa création, et disposera des fonds propres nécessaires au lancement de son usine de production et au développement de biothérapies innovantes.

"Il faut voir plus grand et prévoir déjà de passer à l'industrialisation et à la commercialisation, dans les prochaines années, des produits jusque-là fabriqués pour des essais sur l'humain", explique Laurence Tiennot-Herment, présidente de l'association de malades. Ce sera, assure le communiqué, "l'élément clé d'une filière industrielle qui permettra de répondre aux besoins des laboratoires de l'AFM-Téléthon ainsi qu'à ceux de nombreux acteurs académiques et industriels des biotechnologies".