Le secteur pourrait afficher en 2011 un résultat plus faible qu'attendu, a indiqué Iata

Les derniers chiffres de l'Association internationale du transport aérien (Iata, 230 compagnies aériennes et 93% du trafic aérien mondial) font état d'une hausse de 11,9% du trafic passager en avril en rythme annuel et de 3,3% du trafic de fret.

(AFP/Air France)

Les derniers chiffres de l'Association internationale du transport aérien (Iata, 230 compagnies aériennes et 93% du trafic aérien mondial) font état d'une hausse de 11,9% du trafic passager en avril en rythme annuel et de 3,3% du trafic de fret.

Des chiffres à relativiser en raison de la chute du trafic aérien en avril 2010 en raison de l'erruption irlandaise.

"Si on élimine toutes les distorsions, (le trafic aérien) augmente de 3-4%", a estimé Giovanni Bisignani, le directeur général de l'Iata. "Malheureusement, deux facteurs viennent jouer les trouble-fête: les chocs sur la demande et les prix élevés du kérosène".

Le taux d'occupation des vols, une donnée clé de la rentabilité du secteur aérien, a atteint 77,4% pour le trafic passager en avril et seulement 46,5% pour le fret. "Il sera difficile de maintenir des taux d'occupation assez élevés pour permettre une croissance rentable, dans la mesure où il est difficile d'adapter la capacité des vols à une demande volatile", a souligné Giovanni Bisignani.

Les interruptions d'approvisionnement au Japon après le séisme et le tsunami du 11 mars, une demande ralentie en Chine et les révoltes politiques en Afrique du Nord et au Moyen-Orient ont contribué à affaiblir le trafic de fret aérien, a rappelé l'Iata.

L'association doit annoncer ses prévisions de résultat pour 2011 la semaine prochaine lors de son assemblée générale annuelle et prévoit déjà de réviser à la baisse sa prévision d'un bénéfice de 8,6 milliards de dollars.

Cette prévision, annoncée en mars, est calculée sur un prix du baril de Brent à 96 dollars en moyenne, alors que celui-ci a atteint en moyenne 110 dollars depuis le début de l'année.