Le secrétaire général de la CFDT François Chérèque a de nouveau plaidé dimanche pour une réforme globale des retraites

"La CFDT souhaite une démarche qui prenne en compte l'ensemble des inégalités" face aux droits à la retraite, a déclaré dimanche M. Chérèque au Grand Rendez-vous Europe 1/Le Parisien.Il dénonce les orientations et le calendrier du gouvernement qui prévoit de mettre au point la réforme d'ici l'été, avant un débat au Parlement en septembre.

François Chérèque, secrétaire général du CFDT
François Chérèque, secrétaire général du CFDT (France 2)

"La CFDT souhaite une démarche qui prenne en compte l'ensemble des inégalités" face aux droits à la retraite, a déclaré dimanche M. Chérèque au Grand Rendez-vous Europe 1/Le Parisien.

Il dénonce les orientations et le calendrier du gouvernement qui prévoit de mettre au point la réforme d'ici l'été, avant un débat au Parlement en septembre.

"Si on fait une petite réforme, on tape, on punit uniquement les gens sur les durées de cotisations ou l'âge de départ, or les retraites, c'est le réceptacle de toutes les inégalités de la vie" (carrières longues, métiers pénibles...)", a souligné M. Chérèque, estimant que ce qu'envisage le gouvernement "accroît les inégalités".

"Si les salariés ont le sentiment qu'ils ont une réforme qui les sanctionne uniquement eux et qu'il n'y à qu'eux qui font des efforts (...), il y aura une rentrée qui sera difficile" pour le gouvernement, a prévenu le leader de la CFDT.

Concernant le calendrier, M. Chérèque a de nouveau critiqué le rythme imposé par l'exécutif. "On sait très bien que ce déficit (des retraites, chiffré à 30 milliards d'euros dès 2010 par le conseil d'orientation des retraites, NDLR), il faudra dix ans, vingt ans pour le résoudre, donc si on fait cette réforme que nous propose le gouvernement, on y reviendra dans cinq ans", a estimé le leader de la CFDT. "On n'est pas pressé", a-t-il insisté.

François Chérèque a aussi réaffirmé son attachement à l'âge légal de départ en retraite à 60 ans mais "avec un grande souplesse de choix" pour chacun. "J'ai toujours dit qu'un acquis social pouvait évoluer, c'est la raison pour laquelle le vrai débat, (ce sont) les éléments de choix individuels" comme "faire en sorte que les gens à 60 ans puissent décider de continuer de travailler ou pas".

Enfin sur le financement des retraites, M. Chérèque a prôné de nouveau "une évolution" de la fiscalité du capital pour qu'il ne soit pas moins taxé que le travail dans certains cas.