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Le PIB portugais devrait baisser en 2011 de 0,9% et le taux de chômage augmenter à 11,2%

Le niveau de la dette publique (82,4% du PIB en 2010) devrait encore s'alourdir en 2011 à 87,9% du PIB.Ces prévisions sont contenues dans le "programme de stabilité et croissance" remis lundi au parlement, programme qui a été rejeté par l'opposition de droite et entraîné la chute du gouvernement socialiste minoritaire.
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Le Premier ministre portugais, José Socrates, début novembre lors du débat budgétaire au Parlement (AFP / Francisco LEONG)

Le niveau de la dette publique (82,4% du PIB en 2010) devrait encore s'alourdir en 2011 à 87,9% du PIB.

Ces prévisions sont contenues dans le "programme de stabilité et croissance" remis lundi au parlement, programme qui a été rejeté par l'opposition de droite et entraîné la chute du gouvernement socialiste minoritaire.

Le PSD (opposition centriste) avait critiqué le programme "concocté avec la commission et la Banque Centrale Européenne", le qualifiant de "socialement injuste".

Après avoir dramatisé toute la semaine les enjeux d'un plan d'austérité qui doit permettre d'éviter au pays un plan de sauvetage financier, M. Socrates s'était dit prêt à négocier "toutes les mesures proposées", à condition que les objectifs de réduction budgétaire "garantis" à Bruxelles soient respectés. Lundi matin, après un entretien de 45 minutes avec le Premier ministre socialiste, le chef de l'opposition de centre-droit Pedro Passos Coelho a réaffirmé son rejet d'une "quelconque négociation avec le gouvernement", dénonçant une nouvelle fois un programme "socialement injuste", "concocté avec la Commission et la Banque centrale européennes" sans que l'opposition, les partenaires sociaux ni même le président n'aient été consultés ou informés.

Depuis un an, le Parti social-démocrate (PSD), principale force d'opposition, avait pourtant accepté d'endosser, en s'abstenant, les précédentes mesures d'austérité du gouvernement minoritaire, tout comme il avait permis à José Socrates d'échapper aux motions de censure présentées, à deux reprises, par la gauche antilibérale.

Comme il s'y était engagé, le gouvernement a remis lundi soir une version détaillée de son programme d'austérité au parlement afin qu'il puisse être débattu et voté mercredi, à la veille du sommet de l'UE qui doit finaliser la réponse européenne aux crises de la dette.
Ce programme, dans lequel le gouvernement reconnaît pour la première fois la probabilité d'une récession en 2011 (-0,9% du PIB), confirme les dispositions déjà annoncées et saluées par Bruxelles, à savoir des réductions de dépenses supplémentaires en 2011, puis pour les deux années suivantes un renforcement de l'austérité, avec notamment un gel des retraites et de nouvelles mesures fiscales, déjà vivement contestés par l'opposition.

Ces derniers jours, les dirigeants socialistes avaient multiplié les mises en garde contre une "crise politique gravissime" pour le pays, évoquant le risque d'une "rupture immédiate du financement de l'Etat" alors que le Portugal doit faire face à d'importantes échéances de dette (plus de 9 milliards d'euros) d'ici au 15 juin.

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