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Le numéro un mondial des téléphonies mobiles a annoncé la suppression de 3500 emplois de plus d'ici 2013 dans le monde.

Une vaste restructuration annoncée en avril prévoyait déjà 4000 suppressions d'emplois et 3000 externalisations de postes vers des sous-traitants.
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Stephen Elop, directeur général de Nokia, a expliqué être obligé de "prendre des mesures douloureuses, mais nécessaires" (MARTTI KAINULAINEN / LEHTIKUVA / AFP)

Une vaste restructuration annoncée en avril prévoyait déjà 4000 suppressions d'emplois et 3000 externalisations de postes vers des sous-traitants.

Nokia a déclaré prévoir la fermeture de ses activités à Cluj, en Roumaine, d'ici à la fin de l'année. Le groupe a ajouté qu'il prévoyait de fermer ses implantations et activités commerciales à Bonn, en Allemagne, et à Malvern, aux Etats-Unis. Et la liste risque de s'allonger, puisque Nokia a reconnu envisager d'annoncer de nouvelles suppressions d'emplois en 2012.

Les salariés de Nokia et les autorités roumaines se sont dites sous le choc : "Nous sommes très mécontents, nous ne nous attendions pas à cette annonce et les syndicats ont accepté la décision sans broncher", a déclaré à l'AFP l'un des 1.900 salariés du site, qui a souhaité garder l'anonymat. "Le départ de Nokia prive le budget local de revenus de plusieurs millions de lei (entre1 et 2 millions d'euros) par an, provenant de taxes et d'impôts", a regretté Dorel Pojar, le maire de Jucu où se trouve l'usine Nokia, près de Cluj.

Fin décembre 2010, avant l'annonce de cette restructuration, Nokia employait environ 60.000 personnes dans le monde. Stephen Elop, directeur général, a expliqué être obligé de "prendre des mesures douloureuses, mais nécessaires, pour ajuster les effectifs et les activités avec ce qui nous attend". La nouvelle stratégie de Nokia vise à faire cesser la chute de sa part de marché face aux concurrents Blackberry (RIM), iPhone (Apple) et autres mobiles utilisant Android.

Ancien numéro un mondial indiscutable des téléphones mobiles, Nokia a perdu beaucoup de terrain face à ses concurrents et ne représentait que 23% de part de marché au deuxième trimestre 2011, selon les analystes, contre un pic à 40% durant le premier semestre 2008.

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