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Le marché auto européen devrait chuter de 20% en 2009

C'est le constructeur français Renault qui fait cette prévision ce matin, annonçant pour sa part une réduction de production de 25% au quatrième trimestre. Contagion oblige, Opel en Allemagne ou les grandes marques nord-américaines ne vont pas mieux...
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REUTERS/Benoit Tessier)

Le ralentissement économique, aggravé en cette période de crise, continue d'affecter en profondeur le marché de l'automobile. Et les prévisions pour l'an prochain sont des plus pessimistes.

C'est Renault qui a le premier tiré la sonnette d'alarme ce matin. Pour son directeur général Patrick Pélata, cité par Le Parisien, le marché automobile européen devrait chuter de 20% en 2009, et la croissance marquera un coup d'arrêt dans les pays émergents.

Et le constructeur français lui-même annonce d'une baisse de sa production : celle-ci devrait être réduite de 25%, dans le monde, au quatrième trimestre.
_ Renault avait indiqué vendredi que cinq de ses usines en France
et en Europe seraient concernées par des fermetures temporaires,
pour faire face à la chute des ventes d'automobiles.

Le groupe a d'ailleurs également fait état d'une chute de 14,1% de ses
ventes mondiales en octobre, avec un recul de 16% en Europe.
_ Il avait annoncé, fin septembre, son intention de supprimer 6.000 postes en Europe dont 4.000 en France dans le cadre d'un "plan de départs volontaires".

Une réponse européenne ?

Le mal est donc européen, même planétaire.
_ Ainsi en Allemagne, une réunion de crise se tient aujourd'hui à la chancellerie au sujet du groupe Opel. Confronté aux difficultés de sa maison mère, General Motors, l'entreprise a demandé à l'Etat et certains gouvernements régionaux de se porter caution, pour assurer son financement.

Pour le moment, les politiques semblent peu pressés de se saisir du dossier.
Le ministre allemand des finances, Peer Steinbrück, exclut un "paquet d'aide" pour soutenir l'industrie automobile outre-Rhin.

Et en France, la ministre de l'Economie a déclaré ce matin (sur Europe 1) que les mesures de soutien devront d'abord passer par le niveau européen, avant d'être éventuellement déclinées dans chaque pays.
_ Samedi, le ministre du Budget Eric Woerth avait déjà estimé qu'un plan de
relance ne servirait "à rien au niveau français", l'automobile étant une
industrie "totalement hors frontière".

Matteu Maestracci avec agences

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