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Le fonds souverain du Koweit va apporter 600 millions à Areva et l'Etat français 300

Le ministère de l'Economie a annoncé vendredi le bouclage d'une première recapitalisation du groupe nucléaire public français, qui le valorise à 11,5 milliards d'euros.Le fonds souverain du Koweit (KIA) va ainsi acquérir une part de 4,8% du capital d'Areva.
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Les bureaux d'Areva à La Défense (Hauts-de-Seine, 2009) (AFP / Loïc Venance)

Le ministère de l'Economie a annoncé vendredi le bouclage d'une première recapitalisation du groupe nucléaire public français, qui le valorise à 11,5 milliards d'euros.

Le fonds souverain du Koweit (KIA) va ainsi acquérir une part de 4,8% du capital d'Areva.

"L'Etat, actionnaire d'Areva , a souhaité augmenter le capital du groupe pour lui donner les moyens de conforter sa position de leader dans le nucléaire et financer un programme d'investissements particulièrement ambitieux", a indiqué Bercy dans un communiqué.

Les deux propositions de KIA et de l'Etat seront examinées samedi par le conseil de surveillance d'Areva.

"L'Etat et KIA se sont par ailleurs accordés sur les grandes lignes d'un pacte d'actionnaires prévoyant notamment que l'Etat s'engage à faire ses meilleurs efforts pour coter les actions du groupe d'ici la fin du premier semestre 2011", précise Bercy.

Le titre Areva, dont 4% du capital est coté via des certificats d'inverstissement (actions sans droit de vote) a été suspendu vendredi matin à la Bourse de Paris à la demande des autorités boursières.

Initialement, le fonds souverain du Qatar et le groupe japonais Mitsubishi Heavy Industries (MHI) devaient participer à l'opération mais ils ont été écartés in extremis.

La participation de MHI a été jugée contraire aux intérêts des deux autres champions français du nucléaire: le fabricant de turbines Alstom et l'électricien EDF. Quant au Qatar, ses exigences sur le prix et son souhait de pouvoir prendre une participation dans les lucratives activités minières ont été refusées par l'Elysée.

L'opération de recapitalisation annoncée est très en deçà des objectifs fixés lors de son lancement en juin 2009. Areva avait alors annoncé une ouverture de 15% de son capital et le groupe espérait lever entre 1,5 à 3 milliards d'euros pour financer ses investissements.

L'Etat n'exclut pas un second tour de table au printemps.

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