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Le déficit du budget de l'Etat a reculé de 31,5 milliards d'euros sur un an. Son montant est de 92,7 milliards d'euros.

Origine du recul enregistré sur une année, à la fin septembre : une forte baisse des dépenses et une légère progression des recettes.
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La ministre du Budget, Valérie Pécresse, lors des questions au gouvernement, le mardi 8 novembre. (MARTIN BUREAU / AFP)

Origine du recul enregistré sur une année, à la fin septembre : une forte baisse des dépenses et une légère progression des recettes.

Sur l'ensemble de l'année 2011, le déficit attendu est de 95,5 milliards d'euros. Le ministère du Budget a assuré que cette prévision était "en ligne avec l' objectif" gouvernemental. Fin septembre 2010, le budget de l'Etat enregistrait un solde négatif de 124,2 milliards d'euros.

Le respect de cet objectif est essentiel. La France doit tenir son engagement de ramener le déficit public de 7,1% du produit intérieur brut en 2010 à 5,7% cette année. Le déficit public cumule le déficit de l'Etat et ceux des collectivités locales et de la Sécurité sociale.

Les dépenses refluent nettement à 270 milliards d'euros fin septembre 2011 contre 310,1 milliards d'euros un an plus tôt, grâce notamment à l'extinction quasi-totale du surcoût transitoire lié, l'an dernier, à la réforme de la taxe professionnelle. L'année 2010 avait également été affectée par les dépenses liées aux "investissements d'avenir" du "grand emprunt", rappelle le ministère. En revanche, la charge effective des intérêts de la dette a progressé d'une année sur l'autre de 4,2 milliards d'euros à fin septembre.

De leur côté, les recettes du budget général s'établissent à 207,3 milliards d'euros contre 204,4 milliards à fin septembre 2010. Les recettes fiscales nettes sont en hausse de 4,8 milliards d'euros d'une année sur l'autre. Le produit de l'impôt sur les sociétés, très affecté pendant la crise, poursuit son redressement et augmente de 22,1% à périmètre constant. L'impôt sur le revenu rapporte également davantage que l'an dernier (+4,5%) tout comme la TVA (+5,1%).

En revanche, les "autres recettes fiscales" reculent d'un tiers (-33,3%), ce que le ministère explique par le "report à septembre, exceptionnellement cette année, de la date d'échéance de l'impôt de solidarité sur la fortune, du fait de la mise en place de la récente réforme de la fiscalité du patrimoine".

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