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Le déficit budgétaire français s'est élevé à 148,8 milliards d'euros en 2010 contre 138 milliards en 2009

Inférieur d'un milliard d'euros par rapport aux dernières prévisions gouvernementales, le déficit public qui intègre également les comptes de la Sécurité sociale et des collectivités locales devrait être proche des prévisions de 7,7% du produit intérieur brut.Autre point noir, le qui a atteint 51,4 milliards d'euros en 2010.
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Inférieur d'un milliard d'euros par rapport aux dernières prévisions gouvernementales, le déficit public qui intègre également les comptes de la Sécurité sociale et des collectivités locales devrait être proche des prévisions de 7,7% du produit intérieur brut.

Autre point noir, le qui a atteint 51,4 milliards d'euros en 2010.

La France s'est engagée à ramener son déficit public à 6%, puis 4,6% l'an prochain et 3% en 2013. Pour y parvenir, l'Etat doit alléger la dette de quelque 57 milliards en 2011 pour s'établir en fin d'année à 91,6 milliards.

Fin décembre 2010, les recettes du budget général (nettes des remboursements et dégrèvements) se sont établies à 274,9 milliards d'euros, contre 237,2 milliards un an plus tôt, détaille le ministère du Budget dans un communiqué. Après un net déclin en 2009 due à la récession, les recettes ont rebondi de 17% en 2010.

L'impôt sur les sociétés, dont le produit avait été le plus affecté, a regagné 57,2%, la TVA (+7,5% à périmètre courant) et l'impôt sur le revenu (+1,7%) progressant aussi mais moins fortement.

Les dépenses (budget général et prélèvements sur recettes) ont, elles, atteint au 31 décembre 425,7 milliards, contre 367,1 milliards fin 2009. Ce bond prend notamment en compte les dépenses exceptionnelles au titre des "investissements d'avenir" financés par le grand emprunt, pour 32,4 milliards, et une compensation ponctuelle pour les collectivités locales liée à la réforme de la taxe professionnelle, pour le même montant.

La balance commerciale se creuse de 7,2 milliards d'euros
Le déficit commercial s'est élevé l'année dernière à 51,44 milliards d'euros contre 44,22 milliards un an auparavant, sous l'effet d'une augmentation de la facture énergétique de 7,9 milliards d'euros, liée à une augmentation des volumes importés, à la hausse des cours du pétrole et à la dépréciation de l'euro.

"L'énergie à elle seule n'explique pas nos déficits", a toutefois souligné le secrétaire d'Etat au commerce extérieur lors d'une conférence de presse. "Nous n'avons pas réussi à profiter du dynamisme global des échanges pour améliorer vraiment nos positions", a ajouté Pierre Lellouche en rappelant que les exportations françaises avaient connu l'an dernier une progression conforme à celle du commerce mondial dans son ensemble.

Les exportations FAB françaises ont en effet progressé de 13,5% en 2010 à 392,52 milliards d'euros, après une contraction de 17,1% en 2009 avec la récession.

Les importations, quant à elles, atteignent 443,96 milliards d'euros, en hausse de 13,8% après une chute de 17,6% en 2009.

La France, a précisé le ministre, reste le cinquième exportateur mondial mais sa part de marché en valeur, calculée en dollars, a reculé l'an dernier à 3,5% contre 3,8% en 2009.

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