Le chantier naval italien San Giorgio Del Porto a gagné l'appel à projet pour reprendre l'une des activités de l'ex-UNM

Lancé en juillet dernier, l'appel à projet faisait suite à la mise en liquidation judiciaire, en mars, de l'Union Naval MarseilleLa reprise de l'activité de réparation navale lourde ne devrait pas intervenir avant mars 2010 selon le grand port maritime, le temps pour les deux sociétés de s'entendre sur les conditions d'exploitation du site.

Le port de Marseille
Le port de Marseille

Lancé en juillet dernier, l'appel à projet faisait suite à la mise en liquidation judiciaire, en mars, de l'Union Naval Marseille

La reprise de l'activité de réparation navale lourde ne devrait pas intervenir avant mars 2010 selon le grand port maritime, le temps pour les deux sociétés de s'entendre sur les conditions d'exploitation du site.

Selon le cahier des charges de l'appel d'offres, le port visait une entreprise réalisant au moins 15 millions d'euros de chiffre d'affaires annuel, avec un minimum de 60 salariés présentant la palette de compétences nécessaires.

C'est la troisième fois que le groupe italien est candidat à la reprise de l'activité de réparation navale lourde à Marseille, a souligné Patrick Castello, secrétaire du syndicat CGT local de la réparation navale. "Nous sommes contents, mais pas euphoriques", a dit M. Castello, "il faut que les salariés soient partie prenante du dossier, ça va être un nouveau combat et de nouvelles négociations".

"Si on ne fait pas partie de la reprise, il faudra qu'on nous explique comment on dégage des lieux que nous avons gardé en état de marche depuis 273 jours", a-t-il prévenu, soulignant que le site est occupé depuis neuf mois.

La mise en liquidation judiciaire de l'UNM (appartenant au groupe espagnol Boluda) s'était traduit par le chômage pour 130 salariés dont une soixantaine souhaite poursuivre l'activité au chantier, selon la CGT.

Le syndicat avait proposé un projet de reprise temporaire de l'activité, en attendant qu'un industriel se manifeste. Les entreprises sous-traitantes du chantier, qui représentent environ 500 salariés, avaient fait de même. Mais ces propositions, validées en septembre par la préfecture des Bouches-du-Rhône, étaient restées depuis lettre morte.