Le boeuf de Kobe s'implante doucement en France

Ces bovins venus du Japon fournissent une viande d'exception. France 2 a rencontré la seule éleveuse de France.

FRANCE 2

C'est à Landouzy-la-Ville (Aisne) qu'Aurore De Quick, 27 ans, s'occupe d'un cheptel pas comme les autres. Ici, les 300 bêtes arborent une belle couleur noire : ce sont des boeufs de Kobe, aussi appelés wagyus. On ne compte qu'une dizaine d'éleveurs en France, et Aurore et la seule femme dans ce milieu.

Cet élevage a vu le jour grâce à un financier belge qui a acheté les premiers embryons il y a 10 ans. La nature, le travail d'Aurore et la génétique ont fait le reste, car le Japon interdit l'exportation de ses wagyus.

120 euros l'entrecôte

Les bêtes sont élevées et nourries le plus naturellement possible. Les antibiotiques et le stress sont bannis. Les mères s'occupent longtemps de leurs veaux et les boeufs s'engraissent lentement. "Tout ça pour avoir une viande tendre, de qualité. On est aux petits soins du veau jusqu'à l'abattoir", assure l'éleveuse à France 2.

Ce marché est encore confidentiel en France. Seules quelques boucheries et des restaurants étoiles proposent cette viande d'exception. Et pour cause : pour une entrecôte de boeuf de Kobe, un client doit débourser presque 120 euros.

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Un boucher prépare une pièce de boeuf le 15 juillet 2011.
Un boucher prépare une pièce de boeuf le 15 juillet 2011. (ALEXANDER PORTER C/AFP)