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Laurent Fabius juge "impératif de renoncer" aux augmentations de taxes de séjour

La mesure a été adoptée mercredi et jeudi à l'Asemblée nationale.

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France Télévisions
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Des vacanciers sur la plage de l'hôtel Majestic à Canne le 27 juin 2014. (NEIL SETCHFIELD / THE ART ARCHIVE / AFP)

Une forte hausse de la taxe de séjour dans l'hôtellerie a été votée, mercredi 25 et jeudi 26 juin à l'Assemblée nationale. Trois jours après, le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius juge, dans un communiqué"impératif de renoncer" à cette mesure. Il s'était déjà opposé "sur le fond et la forme" à cette hausse, quelques jours après avoir dévoilé son plan pour attirer davantage de touristes en France.

Elles "sont dangereusement et totalement contraires à la promotion du tourisme qui est une priorité pour l’emploi et l’équilibre extérieur de la France", indique le ministre qui tacle des mesures "contradictoires avec l’engagement [...] de stopper l’alourdissement inconsidéré des taxes".

"Une possibilité ouverte aux communes"

Cette taxe, qui doit être acquittée pour chaque personne hébergée en hôtel, camping, ou chambre d'hôte, était jusque-là plafonnée à 1,50 euro. Un amendement quintuple cette taxe pour les hôtels 3, 4 et 5 étoiles. Elle passe de 1 à 5 euros pour les 3 étoiles, et de 1,50 euro à 8 euros pour les 4 et 5 étoiles. La députée socialiste Sandrine Mazetier, à l'origine de l'amendement rappelle que ce relèvement des plafonds est "une possibilité ouverte aux communes" et non une obligation. 

Dans un entretien publié samedi sur le site du JDD, le PDG d'Accor, Sébastien Bazin, dénonce "des décisions iniques, insupportables et dangereuses". Il affirme : "L'impact sur les marges des entreprises et sur la destination touristique France sera très négatif."

 

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