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La téléphonie mobile illimitée "n'existe pas"

L'UFC-Que Choisir dénonce l'emploi de ce terme par les opérateurs, notamment depuis l'arrivée de Free Mobile sur le marché.

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France Télévisions
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Selon l'UFC-Que Choisir, les opérateurs n'ont que le mot "illimité" à la bouche depuis l'arrivée sur le marché, le 10 janvier 2012, de Free Mobile. (ALEXANDRE MARCHI / L'EST REPUBLICAIN / MAXPPP)

"Les vraies offres illimitées, par principe, cela n'existe pas sur le marché." L'association de consommateurs UFC-Que choisir a mis en demeure les opérateurs français, mardi 7 février, de réviser leurs offres mobiles en supprimant nombre de "clauses abusives" et "pratiques commerciales trompeuses", telle l'utilisation du terme "illimité".

Selon l'UFC-Que Choisir, les opérateurs n'ont que ce mot à la bouche depuis l'arrivée sur le marché, le 10 janvier, de Free Mobile. Avec ses deux forfaits défiant toute concurrence, Xavier Niel, le fondateur de Free, a contraint les acteurs historiques à revoir à la baisse plusieurs de leurs tarifs ou à lancer de nouvelles offres plus compétitives.

"Il faut être un expert pour comprendre"

"Une douzaine d'offres concurrentes ont été lancées en riposte et nous avons réalisé leur 'contrôle technique'", a résumé Alain Bazot, président de l'UFC-Que Choisir. L'association indique avoir étudié les propositions de B&You (Bouygues Telecom), Coriolis, Free Mobile, La Poste Mobile, Numericable, Prixtel, Red (SFR), SIM+, Sosh (Orange), Virgin Mobile et Zéro Forfait.

"Les limites ne sont jamais clairement exposées, il faut être un expert pour comprendre ce qu'il est possible de faire ou pas avec ces forfaits, dénonce l'UFC. La Poste Mobile confond ainsi 'illimité' et 'abondance' puisqu'il s'agit d'un forfait de 200 heures. Et que dire de Numericable qui fait dans la caricature avec un forfait 'illimité' comprenant 14 heures d'appels seulement."

Une action en justice ? 

L'association s'est également "plongée dans les méandres" des conditions générales de vente et d'abonnement aux offres mobiles qui sont opposables aux abonnés en cas de litige. 

"Il y a une multitude de clauses abusives. Par exemple, un document opposable au consommateur n'est même pas disponible sur le site internet de l'opérateur. Ce dernier s'exonère aussi parfois de l'obligation de résultat en termes de fonctionnement du service, ou encore il applique des pénalités exorbitantes si l'abonné ne fournit pas à temps telle pièce justificative", a expliqué Grégoire Kopp, juriste à l'UFC.

L'association prévient : "Nous n'avons pas décidé de saisir la justice, mais notre patience a des limites et passé le délai de trois semaines, nous n'hésiterons pas à saisir les juridictions compétentes."

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