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La réforme du bouclier fiscal n'aura pas lieu

Eric Woerth est ouvert à un abaissement du plafond des niches fiscales mais exclut toute réforme du bouclier fiscal
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Le débat parlementaire sur le projet de loi de finances 2010 prévoit un déficit budgétaire de 116 milliards d'euros. (© France)
Eric Woerth est ouvert à un abaissement du plafond des niches fiscales mais exclut toute réforme du bouclier fiscalEric Woerth est ouvert à un abaissement du plafond des niches fiscales mais exclut toute réforme du bouclier fiscal

Alors que s'ouvre aujourd'hui le débat parlementaire sur le projet de loi de finances 2010 qui prévoit un déficit budgétaire de 116 milliards d'euros, le ministre du Budget, Eric Woerth, se dit prêt à revoir le niveau global des niches fiscales dans un entretien publié mardi par Les Echos.

"Le PS confond niche et riche, oubliant que dans les plus grandes niches, il y a par exemple la prime pour l'emploi ou les frais de garde d'enfant à domicile !", affirme Eric Woerth qui exclut toute réforme du bouclier alors même que les députés UMP sont nombreux à vouloir retirer du dispositif les contributions sociales que sont la CSG et la CRDS.

En revanche, pas question d'abaisser le plafond d'une niche prise isolément, ni de toucher au bouclier fiscal.

"Il n'y aura aucune réforme ni maintenant ni après. Nous sommes très fermes: le principe du bouclier ne doit souffrir aucune exception", tranche Eric Woerth. Le bouclier fonctionne selon lui : "Il y a moins de gens qui partent pour des raisons fiscales et plus de gens qui rentrent".

Eric Woerth se dit par ailleurs "totalement opposé" à un transfert de la CSG aux départements, comme le préconise le président du Sénat, Gérard Larcher, pour compenser la suppression de la taxe professionnelle. "La CSG ne doit pas devenir un impôt local. Elle n'est déjà pas suffisante pour financer la Sécurité sociale, très déficitaire", commente le ministre, qui se dit également hostile à des dérogations à la taxe carbone pour les collectivités locales.

Il réaffirme par ailleurs que le grand emprunt "ne sera en aucun cas un deuxième tour budgétaire" et annonce une revalorisation de 4,7% du minimum vieillesse au 1er avril 2010, conformément à la promesse du président Nicolas Sarkozy de l'augmenter de 25% en cinq ans.

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