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La présidente du Medef a prôné mercredi le passage de l'âge de la retraite à taux plein à 67 ans au lieu de 65

"Il est fondamental de rester sur les principes structurants de la réforme et de passer à un âge légal de 62 ans avec, comme deuxième borne d'âge, 67 ans", a précisé Laurence Parisot ."La réforme des retraites dépend de la situation désastreuse des finances publiques françaises", pour Laurence Parisot, en Université du Medef, à Jouy-en-Josas.
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France Télévisions Rédaction Culture
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Laurence Parisot à l'Université d'été du Medef à Jouy-en-Josas, le 1er septembre 2010 (AFP/ERIC PIERMONT)

"Il est fondamental de rester sur les principes structurants de la réforme et de passer à un âge légal de 62 ans avec, comme deuxième borne d'âge, 67 ans", a précisé Laurence Parisot .

"La réforme des retraites dépend de la situation désastreuse des finances publiques françaises", pour Laurence Parisot, en Université du Medef, à Jouy-en-Josas.

Selon la présidente du Medef, "Nous avons des finances qui sont sur une trajectoire extraordinairement inquiétante. Si nous continuons comme ça, très vite, dès 2015, nous pourrions avoir un niveau de dette égal à 100%" du produit intérieur brut.

"Donc il faut penser toutes les décisions que nous avons à prendre en ce moment notamment en fonction de cela. Si nous ne le faisons pas, nous ne risquons qu'une chose, c'est de nous appauvrir", a-t-elle ajouté.

L'équilibre entre nombre d'actifs et retraités a changé, donc il faut relever l'âge légal de départ en retraite afin de conserver un système "capable de verser des pensions", a-t-elle dit.

Elle a rejeté la proposition de l'opposition de lâcher du lest sur les réductions d'impôts aux entreprises. Une plus forte imposition des entreprises, demandée par les opposants à la réforme gouvernementale, n'est pas la solution car les prélèvements en France sont déjà plus élevés qu'ailleurs en Europe, a poursuivi Laurence Parisot.

Interrogée sur une éventuelle hausse de la CRDS (Contribution au remboursement de la dette sociale), évoquée par le ministre du Budget François Baroin pour 2013, elle a répondu : "vraiment, je ne le souhaite pas". "Nous arriverons d'autant plus vite à retrouver le chemin de la croissance que surtout nous n'augmenterons pas les prélèvements obligatoires, que ce soient ceux qui pèsent sur les ménages ou ceux qui pèsent sur les entreprises", a-t-elle dit.

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