La mauvaise conjoncture de l'été conduit l'institut à estimer la croissance pour 2011 à 1,7%, au lieu de 2,1 %.

Crise des dettes souveraines, mauvais chiffres américains, chute des marchés boursiers : autant d"indicateurs négatifs qui poussent l"Insee à dégrader ses prévisions pour la croissance 2011, dans son point de conjoncture d"octobre, rendu public jeudi.

Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques
Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques (DR)

Crise des dettes souveraines, mauvais chiffres américains, chute des marchés boursiers : autant d"indicateurs négatifs qui poussent l"Insee à dégrader ses prévisions pour la croissance 2011, dans son point de conjoncture d"octobre, rendu public jeudi.

"Au cours de l'été 2011, le climat conjoncturel s'est nettement détérioré dans l'ensemble des économies avancées", déjà ralenties au printemps par les effets du séisme au Japon et la hausse des prix des matières premières, note l"Institut national de la statistique et des études économiques.

L"Insee table sur un faible rebond (0,3 %) au troisième trimestre, après la stagnation constatée sur les trois mois précédents, suivi d'un retour à une croissance nulle en fin d'année. Dans sa note de conjoncture de juin, il s'attendait encore à des taux d'expansion du Produit intérieur brut (PIB) de 0,5% pour chacun des deux derniers trimestres.

La prévision sur l'année reste néanmoins proche de l'objectif de 1,75% du gouvernement pour 2011, inscrit dans le projet de budget 2012 publié le 28 septembre. Selon l'Insee, l'investissement des entreprises serait "peu dynamique" d'ici la fin de l'année. La contribution du commerce extérieur à la croissance devrait être négative sur 2011, la demande intérieure étant le moteur de la hausse du PIB à hauteur de 1,3 point de pourcentage. La consommation des ménages devrait rebondir au second semestre sans compenser totalement le recul du deuxième trimestre.

Le taux de chômage devrait progresser légèrement pour atteindre 9,2% de la population active au quatrième trimestre contre 9,1% au deuxième (hors Dom). Un pic d'inflation de 2,5% est prévu en octobre avant un ralentissement à 2,3% en glissement annuel en décembre.