La fraude à la carte bancaire a baissé en 2016

L'an dernier, le montant de la fraude à la carte bancaire s'est élevé à 399 millions d'euros. Une baisse inédite depuis une douzaine d'années.

Avec le paiement sans contact, plus besoin de composer son code secret. 
Avec le paiement sans contact, plus besoin de composer son code secret.  (MAXPPP)

Payer avec sa carte bancaire n'a jamais été si sûr. La fraude à la carte bancaire a diminué pour la première fois en un peu plus de douze ans, selon un rapport de la Banque de France publié mardi 18 juillet. Si on cumule tous les moyens de paiement disponibles (hors pièces et billets), la fraude a atteint 800 millions d'euros en 2016, dont la moitié est imputable aux transactions par carte. Ce chiffre est relatif face aux 27 000 milliards d'euros dépensés dans le pays l'an dernier.

Dans la moitié des cas, les utilisateurs se sont servis d'une carte bancaire pour payer l'année dernière. Et pour la première fois depuis 2004, la fraude avec ce moyen de paiement a diminué en passant sous la barre des 400 millions d'euros : elle a représenté 399 millions d'euros en 2016, contre 416 millions un an plus tôt.

30 euros pour le paiement sans contact

Le paiement sans contact, récemment déployé sur le territoire, a également fait ses preuves avec 630 millions de transactions en 2016, trois fois plus qu'en 2015. Aujourd'hui, ce moyen de transaction représente un peu plus de 6% des paiements de proximité.

"Le paiement sans contact est possible jusqu'à vingt euros, ce montant sera porté à 30 euros à la fin de l'année", annonce François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France. Pour les paiements sans contact, le taux de fraude est de 0,08% : "C'est un tout petit peu plus élevé que la moyenne, mais cela reste extrêmement limité". 

Attention aux transactions avec l'étranger

L'observatoire de la sécurité des moyens de paiement a cependant relevé deux points noirs : les paiements sur Internet, et les transactions à l'étranger qui représente 10 fois le taux national de fraude. "Avec le développement des technologies 3D secure, l'équipement progressif des commerçants, il y a de moins en moins de fraudes", commente François Villeroy de Galhau.

Le taux de fraude le plus élevé concerne les paiements à l'international, d'après le gouverneur de la banque de France : "Nous sommes très vigilants. Dans le cadre d'une réglementation européenne qui s'appelle Sepa, nous avons pu réduire cette fraude à l'intérieur de l'espace européen.

De nouveaux moyens de paiement à l'étude

En ce qui concerne les chèques, quatrième moyen de paiement préféré des Français, les fraudes les plus fréquentes se font "à l'ancienne". Il peut souvent s'agir d'un simple vol, pour des sommes moyennes relativement importantes, autour des 2 300 euros. 

Quant aux nouvelles technologies comme l'identification par la voix, par reconnaissance de l'iris de l'œil ou des empreintes digitales, la Banque de France dilligente des études en toute discrétion et sans se faire d'illusion : il y aura une sélection naturelle et de fausses bonnes idées ne verront jamais le jour.