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La France s'ouvre aux paris en ligne

Le marché français des jeux d'argent et de hasard en ligne est officiellement ouvert ce matin. Selon un décret paru au Journal officiel cette nuit, dix-sept licences ont été délivrées à onze opérateurs de paris sportifs en ligne en France. Un marché juteux s'ouvre donc à la concurrence à 3 jours du début de la Coupe du monde de football. L'an dernier, le secteur des jeux d'argent a brassé plus de 20 milliards d'euros.
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Radio France
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 (Radio France © France Info)

C'est la fin d'un monopole de 471 ans. Aujourd'hui, la France ouvre à la concurrence son marché des jeux d'argent et de hasard en ligne. Une ouverture à 3 jours du début de la Coupe du monde de football en Afrique du Sud. Certainement pas un hasard : certains spécialistes estiment que le football devrait représenter à lui seul 70% de l'ensemble des paris dans le sport.

L'Autorité de régulation des jeux en ligne (Arjel) a délivré 17 licences ou agréments à onze opérateurs. Un changement de taille puisque depuis 1539, les jeux étaient un monopole de l'État. Seuls la Française des Jeux (FDJ) et le PMU étaient autorisés à proposer aux joueurs des paris sportifs ou hippiques.

Les opérateurs retenus par l'autorité de régulation
sont : La Française des jeux, Pari Mutuel Urbain (PMU), Illiad
Gaming, Sajoo, Betclic, Beturf, BES SAS, Everest Gaming, France
Pari, SPS Betting France et Table 14.

Trois types de jeux d'argent en ligne sont concernés: paris hippiques
mutuels; paris sportifs à cote en direct sur des épreuves réelles validées par les fédérations; poker, bien que l'ouverture du marché ait été repoussée à la fin juin.

Un secteur juteux. En 2009, 30 millions de joueurs français occasionnels ou réguliers ont dépensé 21,6 milliards d'euros en jeux d'argent. Une manne financière pour la française des jeux, le PMU et les casinos. Important aussi pour les caisses de l'État. Berçy a empoché cinq milliards d'euros l'an dernier.

Une ouverture très contrôlée avec une vigilance accrue de l'Arjel qui va disposer d'un pouvoir de sanctions. Un dispositif plutôt bien accueilli par les opérateurs historiques, moins par les trois principaux opérateurs. BetClic, Bwin, Unibet, candidats à des licences dénoncent " une avalanche de contraintes techniques complexes et coûteuses et une fiscalité trop élevée".

La loi prévoit un " rapport d'évaluation sur les conditions et les effets de
la loi " dans un délai de 18 mois et qui pourra "proposer, le cas échéant, les
adaptations nécessaires" de la législation.
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