La direction a relevé mardi ses propositions d'augmentation des salaires de 2,5% pour les non-cadres

Une prime de 500 euros pour tous en mai et une compensation "d'un éventuel dérapage de l'inflation" ont aussi été proposées.Les syndicats - qui doivent répondre à ces propositions - et la direction du groupe aéronautique en France ont repris mardi après-midi des négociations pour éviter la reprise de la grève massive de la semaine passée.

Un airbus
Un airbus
Une prime de 500 euros pour tous en mai et une compensation "d'un éventuel dérapage de l'inflation" ont aussi été proposées.

Les syndicats - qui doivent répondre à ces propositions - et la direction du groupe aéronautique en France ont repris mardi après-midi des négociations pour éviter la reprise de la grève massive de la semaine passée.
Les 20.000 salariés d'Airbus à Toulouse, Nantes et Saint-Nazaire se sont massivement associés la semaine dernière à cinq jours de grèves tournantes et au blocage du chargement et déchargement des avions cargos Beluga apportant les tronçons vers Toulouse, provoquant un début de paralysie des chaînes d'assemblage des A320, A330-340 et A380 à Toulouse.

Devant les conséquences du mouvement de grève, la direction a accepté de nouvelles discussions, tandis que les organisations syndicales suspendaient le mouvement, sans avoir déclenché une grève totale aux conséquences dramatiques.

Sur l'emploi, les syndicats réclament toujours l'équilibre avec l'Allemagne et estiment trop générales les promesses concernant les établissements français.

Le vice-président chargé des ressources humaines du groupe, Thierry Baril, a également précisé que 700 des 1.500 embauches prévues en Europe seraient réalisées sur les sites français, dont 250 ouvriers et techniciens, et il a annoncé la titularisation des salariés employés à titre "temporaire" depuis plus de 12 mois.

La situation moins tendue
Les discussions ont été menées dès mardi après-midi sur le site industriel toulousain de Saint-Martin, le plus important du groupe européen. Les cinq syndicats (FO, CFE-CGC, CGT, CFDT, CFTC), unis comme rarement, réclament depuis plusieurs semaines 3,5% d'augmentation. Peu avant 21h, la direction a indiqué qu'elle proposait finalement un budget d'augmentations en hausse, de 2,5% (1% d'augmentation générale et 1,5% en augmentations individuelles) pour les non-cadres, plus une prime forfaitaire de 500 euros pour tous en mai, et une compensation "d'un éventuel dérapage de l'inflation".

Les syndicats se sont engagés en fin de soirée dans une deuxième réunion sur les augmentations des cadres (uniquement individuelles). Le principal syndicat, Force Ouvrière, a déjà annoncé qu'il consulterait ses adhérents mercredi sur les propositions de la direction.

Comme avant la grève, la direction a mis la pression sur ses interlocuteurs en indiquant que ses propositions étaient "conditionnées par la signature d'un accord salarial". Si les syndicats ne signent pas "avant le week-end de l'Ascension", elle "reviendra unilatéralement" à une hausse de 2,3% avec 500 euros de prime forfaitaire.

Airbus table sur un retour à l'équilibre en 2010, après une perte d'exploitation de 1,371 milliard d'euros en 2009.