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L'euro rechutait lundi après-midi face au dollar, à son plus bas niveau depuis quatre ans

L'euro a entraîné dans son sillage les places financières en Asie et en Europe sur fond d'inquiétudes au sujet de la situation économique en Hongrie, comparée vendredi à celle de la Grèce. Les chiffres décevants de l'emploi aux USA ont aussi pesé.Lundi, vers 15h30 heure de Paris, l'euro valait 1,1953 dollar, contre 1,1972 vendredi soir.
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L'euro a entraîné dans son sillage les places financières en Asie et en Europe sur fond d'inquiétudes au sujet de la situation économique en Hongrie, comparée vendredi à celle de la Grèce. Les chiffres décevants de l'emploi aux USA ont aussi pesé.

Lundi, vers 15h30 heure de Paris, l'euro valait 1,1953 dollar, contre 1,1972 vendredi soir.

"Les problèmes de dette en zone euro et (les inquiétudes) sur le secteur bancaire demeurent d'une importance capitale" et dictent les mouvements du marché, commentait Neil McKinnon, économiste chez VTB Capital.

De plus, "les craintes d'une rechute (de l'économie, ndlr) augmentent, et on peut se demander si la reprise se dirige (...) vers un deuxième creux", prévenait M. McKinnon.

L'euro pourrait encore baisser
Vendredi, les marchés ont été effrayés par une déclaration d'un porte-parole du nouveau Premier ministre hongrois qui a comparé l'état des finances de son pays à celui de la Grèce. La Hongrie avait bénéficié d'un plan de sauvetage de l'Union européenne et du Fonds monétaire international (FMI) fin 2008.

Par ailleurs, les commentaires du Premier ministre français François Fillon et du ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble en faveur d'un euro faible, "soulignent qu'il ne faut pas s'attendre à ce que la politique européenne soutienne l'euro ", notaient les analystes de Commerzbank.

"La perspective d'un euro à 1,15 dollar se rapproche à grands pas, et au rythme actuel de sa chute, (ce niveau) pourrait être atteint dans quelques jours et plus quelques semaines", prévenait pour sa part Mitul Kotecha, analyste chez Crédit Agricole CIB.

Bruxelles "préoccupé" par la rapidité de la chute
Le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, Olli Rehn, s'est dit lundi plus "préoccupé" par la rapidité de la baisse de l'euro que par son niveau.

Il a jugé que la situation rendait d'autant plus importantes les mesures qu'envisage la zone euro pour renforcer la discipline budgétaire des pays membres, à la lumière de la crise de la dette qui l'ébranle depuis plusieurs mois. Elles devaient être discutées lundi soir à Luxembourg.

Par ailleurs, M. Rehn a rejeté fermement toute comparaison entre la situation budgétaire catastrophique de la Grèce, et celle de la Hongrie, après des propos alarmistes en ce sens de responsables hongrois.

Euro en baisse: ceux qui rient, ceux qui pleurent
La baisse de l'euro est une bonne nouvelle pour les exportateurs et les économies de la zone euro, et en particulier l'Allemagne, l'Italie et la France dont les exportations deviennent mécaniquement plus compétitives face aux produits américains. Elle profite aussi au tourisme européen.

En revanche, la baisse de l'euro est une mauvaise nouvelle pour les consommateurs européens car elle renchérit le coût des produits importés et en particulier l'électronique et le textile en provenance d'Asie. L'euro bas renchérit aussi le coût des matières premières libellées en dollars, notamment le pétrole, ce qui pèse sur le prix de l'essence et le budget des ménages et des entreprises. Il pèse aussi sur les entreprises qui dépendent de matières premières (fer...) et vendent localement, par exemple le secteur du bâtiment.

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