"L'euro doit survivre à cette crise et lui survivra. Il en sortira même renforcé", selon 5 anciens dirigeants européens
Dans une tribune publiée dans à paraître samedi, ils plaident pour "une vision claire de l'euro", ce qui fait actuellement défaut.
Mais "les instruments qui manquaient à ce projet sans précédent d'une zone monétaire sans Etat et sans budget ont déjà commencé à être élaborés", indiquent-ils.
"La coordination des politiques économiques qui aurait dû, dès l'origine, accompagner le pacte de stabilité s'est renforcée", estiment l'ancien président de la Commission européenne Jacques Delors , l'ancien chef du gouvernement espagnol Felipe Gonzales, l'ancien président du Conseil italien et de l'exécutif communautaire Romano Prodi, le Belge Etienne Davignon, ancien vice-président de la Commission, et l'ancien commissaire portugais Antonio Vitorino.
Avoir une "vision claire", c'est faire en sorte que les Etats garantissent les dépôts des particuliers. Mais "les institutions financières ont pris des risques" et "doivent porter la part du fardeau (...) sans menacer la stabilité du système", selon ces anciens dirigeants européens.
"Tout ce qui peut être fait pour éviter un défaut de la doit l'être", jugent-ils, appelant les Etats et les institutions financières "à des solutions qui permettent d'alléger le fardeau des citoyens des pays qui ont émis la dette".
Ils prônent notamment la mise en place de mécanismes allant dans ce sens, "comme les rachats, sur fonds communautaires ou internationaux, d'une partie des dettes souveraines les plus décotées, pour les annuler, et faire bénéficier le pays concerné de cette perte de valeur".
Réguler à l'échelle européenne
Avoir une vision claire suppose aussi, selon eux, de mettre en place durablement une régulation à l'échelle européenne.
Par ailleurs, "la réduction des déficits devra avoir lieu. Mais elle doit être maîtrisée, avec un horizon de temps réaliste", affirment les signataires du texte.
Si les principaux responsables politiques de l'Union européenne, la Commission et le Fonds monétaire international (FMI) adoptent "ces principes simples", "des solutions pourront être trouvées", estiment-ils.
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