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L'écotaxe suspendue : où trouver 400 millions d'euros?

Après la suspension "sine die" de l'écotaxe jeudi par Ségolène Royal, reste un gros problème financier. L'écotaxe devait financer des infrastructures de transport.
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Radio France
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 (Un portique de l'écotaxe © MAXPPP)

 Parmi les pistes, et c'est la ministre de l'Ecologie qui a relancé l'idée, le "prélèvement du profit des autoroutes." Des sociétés déjà  dans le collimateur du gouvernement depuis le rapport dévoilé le mois dernier par l'Autorité de la concurrence. Un document qui pointe les très gros bénéfices réalisés par ces sociétés et les milliards de dividendes versés aux actionnaires depuis la privatisation des voies rapides en 2006. Aujourd'hui, la rentabilité des sociétés d'autoroutes dépasse les 20% et la ministre de l'Ecologie, Ségolène Royal, a clairement dit hier qu'elle comptait ponctionner une part de ces profits. 

 

Mais pour Michel Sapin, le ministre des Finances qui a réagi depuis Washington, une plus grande taxation conduirait à une augmentation des péages : "Les sociétés autoroutières ont bénéficié de contrats extrêmement avantageux  extrêmement bien faits, ils prévoient que s'il y a une augmentation de fiscalité  il doit y avoir une compensation. Et la compensation, c'est l'augmentation du péage. Est-ce que c'est une bonne solution, y compris pour les camions ? Je n'en suis pas absolument certain. Ou si la compensation, c'est de rallonger encore la concession, alors que nous trouvons que cette concession est déjà extrêmement avantageuse, je ne suis pas sûr que ce soit une bonne solution."

 

 Parmi les autres pistes, l'instauration d'une vignette. Mais pour Philippe Duron, le député socialiste qui préside l'agence de financement des infrastructures de transports, c'est "une solution mais je ne suis pas sûr qu'elle soit plus facile à faire accepter les poids lourds". Il envisage aussi  une subvention d'équilibre mais là c'est le contribuable qui paie et je ne suis pas sûr que ce soit la meilleure solution.

 

Et pour lui, "Le plus gros problème, c'est la sécurité et la maintenance du ferroviaire." Très inquiète aussi  la Fédération des travaux publics. Selon elle, une baisse des dotations pourrait détruire plusieurs dizaines de milliers d'emplois supplémentaires dans un secteur déjà très affecté par la crise.

 

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