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Vidéo Inflation : il faut la "réduire" à 2% d’ici 2024, s’engage le gouverneur de la Banque de France

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Article rédigé par franceinfo
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Selon le gouverneur de la Banque de France, la solution à l'inflation n'est pas budgétaire, elle est" monétaire".

Le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, invité mercredi de franceinfo, s'engage "fermement" à "réduire" l'inflation à 2% d’ici 2024. "La solution à l'inflation n'est pas budgétaire, elle est monétaire", souligne François Villeroy de Galhau.

"C'est notre responsabilité à nous, Banque de France et Banque centrale européenne, de faire ce qu'il faut pour ramener l'inflation à 2%. C'est l'engagement que nous prenons vis-à-vis des Français."

François Villeroy de Galhau

à franceinfo

François Villeroy de Galhau appelle à "combattre" l'inflation. "Ça passe par la normalisation de la politique monétaire, c'est-à-dire ramener les taux d'intérêts vers des conditions plus normales".

"La solution à l'inflation ne peut pas être budgétaire, ça ne peut pas être un nouveau 'Quoi qu'il en coûte' parce que nous n'en avons pas les moyens et puis, ce n'est pas du tout efficace pour lutter contre l'inflation. Ça maintient notre consommation d'énergie", indique le gouverneur de la Banque de France.

Il assure que "l'inflation va rester élevée jusqu'au début de l'année prochaine. Ensuite, sauf nouveau choc énergétique, elle devrait commencer à baisser parce que les prix de l'énergie ne montent plus." Le gouverneur de la Banque de France souligne que la France a "l'inflation la plus basse de la zone euro après Malte". 

La Banque de France observe actuellement "une forme de stabilité" sur le prix du pétrole et "sur certaines matières, les métaux et même les céréales, le prix mondial commence à baisser", remarque François Villeroy de Galhau. "Par contre, il y a d'autres prix qui continuent à monter. Je souligne que l'inflation est non seulement plus haute, mais elle est devenue plus large dans l'économie. C'est-à-dire qu'elle s'est diffusée au secteur des services, aux biens que nous achetons."

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